L’orient Express en mode hydrogène

Il ne s’agit pas du célèbre train de luxe, mais d’un voilier fonctionnant également à l’hydrogène et fabriqué par les Chantiers de l’Atlantique.

L’Orient Express Silenseas se veut une référence au paquebot de légende ‘Normandie’, construit par Chantiers de l’Atlantique dans les années trente. C’était pour l’époque le plus grand du monde, le plus moderne, le plus luxueux, mais aussi le plus rapide. Quant à l’Orient Express, c’est une icône cosmopolite du voyage en train depuis plus de 130 ans. Le groupe Accor, qui a passé commande de ce navire, a pour ambition de proposer à ses passagers une expérience unique de voyage, le tout dans un navire au design très moderne avec une ambition écologique assumée.

En 2026, L’Orient Express des mers sera propulsé grâce à des voiles à la conception technologique « SolidSail » développé par Chantiers de l’Atlantique. Les trois voiles rigides, d’une surface de 1500 mètres carrés chacune (4 500 m2 de voilure totale), seront composées de panneaux en verre-polyester se pliant comme des éventails, et seront hissées sur des gréements à balestron. Ces mâts seront inclinables et culmineront à plus de 100 mètres de haut. Le cahier des charges comprend également une propulsion hybride fonctionnant au gaz naturel liquéfié (GNL).

Le groupe Accor souhaite que ce bateau soit aussi compatible avec l’hydrogène. « Je veux faire un bateau à propulsion hydrogène », a déclaré le PDG, Stéphane Bazin.. « Je me suis calmé, même si ça m’a pris du temps, parce que la législation n’est pas suffisamment prête aujourd’hui pour permettre cette nouvelle source d’énergie. Elle le sera probablement en 2026, je l’espère en tout cas. Nous allons donc tout faire pour que le bateau soit hydrogen ready ».

Lors de la présentation de ce bateau, le patron d’Accor a d’ailleurs interpellé le secrétaire d’Etat à la Mer, Hervé Berville, qui était présent lors de cette conférence. « Il faudra que l’on se parle vous et moi parce que si nous voulons favoriser la filière hydrogène, ce qu’Accor veut absolument faire (…), il faut que vous nous aidiez. (…) Aidez-nous à ce que l’hydrogène soit plus présent dans notre filière maritime », a-t-il lancé.

D’une longueur de 220 m, ce palace flottant proposera un escalier à double révolution, un couloir de nage suspendu entre deux ponts, un spa de 550 m2, une marina, deux restaurants, un bar lounge, un cabaret-théâtre ou encore un studio d’enregistrement.

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à propos de l'auteur

Laurent Meillaud

Laurent Meillaud

Journaliste automobile depuis plus de 30 ans, suivant les évolutions technologiques, je m'intéresse aussi aux énergies alternatives, dont l'hydrogène que je suis depuis 20 ans. J'ai co-écrit un ouvrage à ce sujet en 2007 avec Pierre Beuzit, ancien patron de la R&D chez Renault. Je collabore également depuis 2016 à la newsletter de France Hydrogène.

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