Bosch Rodez : l’activité hydrogène reportée de 2 ans

Selon La Tribune, l’usine Bosch de Rodez va décaler de deux ans ses investissements dans l’hydrogène pour produire une remorque frigorifiée. Une situation qui inquiète les politiques locaux.

Fin novembre, Carole Delga, présidente de la région Occitanie, et Jean-Louis Chauzy, le président du Ceser (comité économique et social régional) ont écrit à Agnès Pannier-Runacher, ministre de la Transition Énergétique, et Rolland Lescure, le ministre délégué à l’Industrie. Dans ce courrier, ils demandent de programmer « une réunion du comité de suivi Bosch au regard des difficultés de l’entreprise ».

L’usinage sur le site du projet Fresh2 est donc repoussé. Une situation qui ne surprend guère les syndicats, les experts interrogés en interne tablant sur une maturité technologique entre 2028 et 2030. Pour sa part, le groupe maintient que c’est une solution d’avenir. « Le budget de Fresh2 a été maintenu, il est simplement étalé sur deux ans supplémentaires et en avril dernier il a été abondé de 10 millions d’euros supplémentaires pour sa partie R&D. Initialement, nous avions une enveloppe de 35 millions d’euros », commente un porte-parole dans les colonnes de La Tribune.

Les interrogations portent plutôt sur le nombre d’emplois concernés par cette diversification. Les effectifs ont fondu de moitié dans cette usine, spécialisée dans le Diesel. L’accord de transition, signé entre les syndicats et la direction, en l’échange du maintien du site, prévoit que fin 2026, 250 personnes travailleront à Rodez sur le projet à hydrogène Fresh2 et autant sur des activités plus conventionnelles comme la production de buses pour les moteurs diesel à destination des poids lourds. Mais, pour les syndicats, le projet Fresh2 emploiera au mieux dans l’Aveyron entre 50 et 80 personnes fin 2028.

Heiko Carrie, le PDG de Bosch France Benelux, doit se rendre sur le site, à la mi janvier 2023.

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à propos de l'auteur

Laurent Meillaud

Laurent Meillaud

Journaliste automobile depuis plus de 30 ans, suivant les évolutions technologiques, je m'intéresse aussi aux énergies alternatives, dont l'hydrogène que je suis depuis 20 ans. J'ai co-écrit un ouvrage à ce sujet en 2007 avec Pierre Beuzit, ancien patron de la R&D chez Renault. Je collabore également depuis 2016 à la newsletter de France Hydrogène.

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