Energy Observer en mode confinement

Le catamaran à hydrogène est arrivé aux îles Canaries le 25 mars après 1 600 milles nautiques parcourus depuis son départ de Saint-Malo. L’escale à Tenerife était technique, afin de réaliser l’avitaillement du bateau à distance. Pour des raisons de sécurité, l’équipage n’a pas quitté le navire, les vivres étant déposés et isolés d’avance sur le ponton suivant les protocoles de confinement nécessaires. Victorien Erussard et Jérôme Delafosse, qui devaient embarquer aux Canaries pour cette première traversée océanique, ont été contraints d’y renoncer pour préserver la sécurité sanitaire de leurs équipiers.

Parti de France avant les mesures de confinement, l’équipage est en bonne santé. Il s’est bien-sûr adapté progressivement aux mesures de confinement imposées aux populations des pays visités. Le navire a quitté Santa Cruz de Tenerife samedi dernier pour une transatlantique vers l’arc antillais, un parcours de plus de 2 800 milles en complète autonomie. Pour la sécurité des marins et dans le respect des restrictions sanitaires en vigueur, il n’y aura aucune relève d’équipage jusqu’aux Antilles, où son arrivée est prévue à partir du 20 avril.

Les marins ont mis à profit ce temps supplémentaire passé sur le navire pour opérer une vérification complète du bateau, d’autant plus nécessaire qu’il a été mis à rude épreuve lors de sa descente musclée depuis la Bretagne. Sur ce premier parcours durant lequel les conditions de vent et de mer étaient contraires, Energy Observer a pu pleinement tester, avec succès, les améliorations technologiques apportées au navire ces derniers mois, faisant la preuve qu’elles améliorent de beaucoup ses performances.

Et la suite ? La décision de report des Jeux Olympiques de Tokyo à 2021, prise par le Premier ministre japonais et le Comité International Olympique, a conduit à modifier le programme initial. Le parcours d’Energy Observer va donc évoluer pour que le navire et son village d’exposition itinérant y soient présents pour l’ouverture le 23 juillet 2021 comme prévu. Cette année 2020, il devrait en conséquence se recentrer autour de la mer des Caraïbes pour des tournages sur les enjeux de protection de la biodiversité, pour conduire le navire jusqu’en Californie avec, si possible, des escales à San Francisco et Los Angeles, cités particulièrement actives dans l’innovation et la transition énergétique.

 

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A propos de l'auteur

Laurent Meillaud

Laurent Meillaud

Journaliste automobile depuis plus de 30 ans, suivant les évolutions technologiques, je m'intéresse aussi aux énergies alternatives, dont l'hydrogène que je suis depuis 20 ans. J'ai co-écrit un ouvrage à ce sujet en 2007 avec Pierre Beuzit, ancien patron de la R&D chez Renault. Je collabore également depuis 2016 à la newsletter de France Hydrogène.

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