Les SeaBubbles pourraient adopter l’hydrogène en plus de la batterie

Dans un entretien accordé à Industrie et Technologies, le fondateur des SeaBubbles, Alain Thébault, explique pourquoi il prend en considération l’hydrogène. « Nous avons un bateau qui vole parfaitement mais nous ne sommes pas encore mûrs sur le volet énergie, avance-t-il. Les prototypes des SeaBubbles utilisent des batteries. Or une batterie est lourde et nécessite un temps de temps de charge long ». Et il développe ensuite : « L’hydrogène est plus léger, d’abord. Mais le grand avantage de la pile à hydrogène est surtout de permettre une autonomie supérieure pour un temps un temps de charge inférieur ».

« Cette technologie est maîtrisée, notamment par deux grands groupes français, avec qui nous discutons : Air Liquide et Michelin, via sa filiale Symbio », indique encore Alain Thébault.

L’entrepreneur veut proposer au prochain board la nomination d’un vrai industriel pour en prendre la direction et accompagner la phase de l’hydrogène. « Je viens d’ailleurs de rencontrer le vice-président d’un grand groupe qui va probablement accepter le poste », annonce-t-il.

Et de conclure : « A terme, l’idéal pour SeaBubbles serait d’offrir les deux solutions en fonction des endroits : la batterie là où il y a de quoi se brancher et l’hydrogène là où il y a des stations – comme la station Hype d’Air Liquide au cœur de Paris, ou encore en Californie, au Japon ou, bientôt, à Monaco ».

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A propos de l'auteur

Laurent Meillaud

Laurent Meillaud

Journaliste automobile depuis plus de 30 ans, suivant les évolutions technologiques, je m'intéresse aussi aux énergies alternatives, dont l'hydrogène que je suis depuis 20 ans. J'ai co-écrit un ouvrage à ce sujet en 2007 avec Pierre Beuzit, ancien patron de la R&D chez Renault. Je collabore également depuis 2016 à la newsletter de France Hydrogène.

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