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Fruit d’un partenariat entre Pininfarina et Green GT, la H2 Speed a été révélée dans le cadre du salon de Genève. Elégante et racée, l’auto est à mi-chemin entre une GT de course et une supercar de série. Elle n’est pas homologuée pour la route, mais pourrait l’être avec un châssis adapté. Son univers est la piste et le chrono. La H2 Speed file à 300 km/h et accélère de 0 à 100 km/h en 3,4 s. Le tout sans une goutte d’essence et sans rejeter de CO2.

Techniquement, l’auto embarque deux moteurs électriques de 370 kW (total : 503 ch) et une pile de 210 kW. Cette dernière est alimentée par 6,1 kg d’hydrogène, stocké à 700 bar. On peut lire à l’arrière « Full hydrogen power ».

Ce projet reflète les valeurs de Pininfarina, qui a travaillé longuement sur l’aérodynamique des véhicules, y compris de compétition, et a conçu la Sigma Grand Prix en 1969. La monoplace est d’ailleurs également exposée sur le stand. Mais, pour se projeter dans le futur, la maison de design (propriété de l’indien Mahindra) a donc choisi l’hydrogène.

Présent à Genève, en tant qu’ambassadeur de Green GT, l’ancien pilote de F1 français Olivier Panis devrait conduire prochainement l’auto. Il a confié à Hydrogen Today son plaisir au volant de la Green GT H2 (celle qui aurait dû s’aligner au Mans), qu’il a pu conduire il y a quelques mois sur le circuit de Castellet. « L’accélération est progressive et on a le sentiment que ça ne s’arrête jamais », a dit Panis. Le grenoblois croit davantage à l’hydrogène qu’à l’électrique et estime que c’est une solution plus efficace pour l’environnement.

Une dizaine d’exemplaires seront produits. On les verra d’ici quelque temps sur des circuits, avec des « green » gentlemen drivers » au volant. C’est une GT qui pourra rivaliser avec les meilleures supercars thermiques.

Et Le Mans ? « Joker », nous a également dit Jean-François Weber de Green GT, qui était en charge du développement de la H2 Speed.

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