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Mais si, les pétroliers s’intéressent à l’hydrogène ! La preuve : ExxonMobil a passé un accord avec son compatriote FuelCell Energy pour l’aider à développer une technologie qui permet à une pile à combustible à carbonate de capter CO2 en sortie des centrales au gaz ou au charbon. Une avancée qui permettrait de réduire les émissions de gaz à effet de serre et qui pourrait surtout être appliquée à grande échelle.

L’intérêt vient du fait que, au-delà d’une réduction des coûts d’un tiers, par rapport à d’autres techniques de captage – la pile à carbonate permet de générer au passage de l’énergie.

Voir le schéma.

ExxonMobil veut utiliser la pile pour qu’elle fonctionne à partir du CO2 des fumées rejetées par les centrales. Une opération qui permettrait au passage d’éliminer 70 % des oxydes d’azote. Pendant un an ou deux, les deux partenaires vont travailler sur la séparation du CO2 et sa concentration. Puis, pendant deux autres années, le procédé sera appliqué sur des centrales, à petite puis à plus grande échelle.

Le pétrolier est l’un des acteurs majeurs de la capture de CO2. En 2015, il a récupéré ainsi 6,9 millions de tonnes métriques de gaz carbonique, l’équivalent des émissions d’un million de voitures.