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Selon ce cabinet de consultants, les quatre prochaines années pourraient constituer une période décisive, tant pour l’émergence d’une production propre et décarbonée d’hydrogène, que pour le développement de nouvelles applications dont la mobilité.

SIA Partners rappelle que le Japon, les Etats Unis et Allemagne ont établi une feuille de route pour le développement de la mobilité hydrogène. En revanche, indique l’étude, « La France, pourtant leader mondial dans la production d’hydrogène et de gaz industriels suit le pas et a opté pour une approche de développement par clusters basée sur l’installation de stations locales dédiées à des flottes captives de véhicules hydrogène ».

Pourtant, il est rappelé que les véhicules avec pile àcombustible rejettent uniquement de l’eau, disposent d’une autonomie 2 à 3 fois supérieure aux véhicules électriques classiques et se rechargent en 5 minutes dans des stations adaptées. La mobilité hydrogène est d’autant plus intéressante, poursuit le rapport, que le coût de production d’1 kg d’hydrogène renouvelable permettant à un véhicule FCEV de parcourir 100 km pourrait fortement diminuer et atteindre 3€/kg dans des installations d’électrolyse à grande échelle.

Si l’essor de la filière hydrogène-énergie dépend en partie des avancées technologiques et infrastructurelles, celui-ci est également conditionné par la mise en place de stratégies industrielles, réglementaires et politiques indispensables pour organiser une véritable synergie entre les acteurs, conclut l’étude.