Vu de France, cela peut paraître étonnant. Mais, l’Allemagne, qui a toujours intégré l’hydrogène dans sa feuille de route de l’électromobilité (à l’inverse de devinez qui….), continue donc à investir sur cette forme d’énergie. Le gouvernement allemand a décidé de mettre en place un plan de soutien d’un montant de 250 millions d’euros sur la période 2017-2019.

L’initiative a deux objectifs : accroître le nombre de stations de recharge à hydrogène et développer la R&D autour des piles à combustible afin de les rendre plus abordables.

« Avec l’e-mobilité et la conduite autonome et connectée, le secteur de la mobilité est à l’aube de sa plus grande révolution depuis l’invention de l’automobile, explique Alexander Dobrindt, le ministre allemand des Transports, dans les colonnes du quotidien Die Welt. Et la technologie de la pile va aussi y contribuer. »

L’Allemagne a toujours joué un rôle de pionnier dans la technologie, avec notamment Mercedes qui a cumulé à ce jour plus de 18 millions de km en tests avec des voitures et des bus. La firme à l’étoile va présenter en 2017 la version définitive du GLC à hydrogène et a prévu de sortir en 2018 des bus à hydrogène. D’autres acteurs, tels que Volkswagen et Audi ont également annoncé leur intention de proposer des modèles avec pile à combustible. BMW pourrait également y venir, dans le cadre de son partenariat avec Toyota.

Même si les constructeurs allemands développent des modèles électriques à batterie à long rayon d’action, nécessitant des bornes de charge ultra-rapides, cela ne les dissuade pas pour autant de travailler en parallèle sur l’hydrogène. Une stratégie qui devrait inciter à plus d’humilité de la part des tenants du 100 % batteries.

Ah oui, et il faut encore préciser que l’Allemagne, qui a tenu sa promesse de sortir du nucléaire (à l’inverse de devinez qui… mais là, je crois que vous avez compris en fait), mise bien entendu sur les énergies renouvelables pour produire l’hydrogène.