Alors que Saint-Malo se prépare pour la mise à l’eau le 14 avril d’Energy Observer, que l’on pensait être le premier navire à hydrogène à faire le tour du monde, le journal Le Temps nous apprend qu’un autre bateau utilisant des technologies similaires doit partir le 9 avril de Lorient. Il s’agit de l’ancien catamaran PlanetSolar, exploité par la Fondation Race For Water. Il va partir jusqu’en 2021 et servira de plateforme pédagogique, de laboratoire itinérant et de support de démonstration pour la promotion des innovations Clean-tech.

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Dans le cadre d’un partenariat avec la société Swiss Hydrogen, ce bateau intègre une unité de production d’hydrogène à bord. Il y aura 25 bouteilles d’hydrogène à 350 bars pour stocker environ 200 kg d’hydrogène convertis en plus de 2800 kWh d’électricité. Soit, 4 fois le stockage électrique contenu dans les 8 tonnes de batteries (745 kWh). L’hydrogène permet de gagner 6 jours d’autonomie à une vitesse de 5 nœuds. L’hydrogène est produit de la façon suivante : de l’eau de mer sera pompée à bord, avant d’être dessalinisée, puis purifiée. Grâce à des électrolyseurs de 5 KW alimentés par les panneaux solaires, qui recouvrent le catamaran, les molécules d’eau (H2O) sont scindées en oxygène (O) et en hydrogène (H2).

Ce dernier alimente ensuite les deux piles à combustible compactes de 30 KW développées par la société suisse.

Par ailleurs, le navire va intégrer une aile de traction haute altitude. La société Skysails a développé un cerf-volant de traction dernière génération (40 m2 de surface déployée représentant un équivalent de 500 m2 de voile sur la mer, soit un équivalent de 200 kW de propulsion). Une solution innovante et performante, entièrement gérée à partir d’un pilote automatique qui permettra de doubler la vitesse dans certaines conditions et gagner une large autonomie.

Energy Observer et le bateau de Race for Water sont donc en concurrence, mais ils servent un objectif commun : la promotion de l’hydrogène comme énergie propre.