Vendredi dernier, la mise à flot du navire a marqué le début d’une nouvelle étape dans l’aventure Energy Observer. Mais, après un week-end de festivités, un autre calendrier se met en place. Durant deux mois, l’équipe sera mobilisée autour de la première phase de tests en mer. Au programme : raccordement des derniers éléments techniques, essais en mer pour tester et éprouver la chaîne de production d’hydrogène complète, développée en collaboration avec les ingénieurs du CEA-Liten.

« Maintenant nous allons pouvoir commencer à tester ces technologies révolutionnaires lors des premières navigations, en particulier l’électrolyseur et la pile à combustible, en présence des ingénieurs et du futur équipage d’Energy Observer », déclare Victorien Erussard, capitaine du navire.« Energy Observer montre que l’écologie peut être high tech. C’est un concentré d’intelligence et une belle démonstration que dès lors que l’intelligence de l’homme s’associe à la nature toutes les options sont ouvertes, ce bateau en sera la démonstration » exprime Florence Lambert, responsable du CEA-Liten et marraine d’Energy Observer.

A noter qu’Air Liquide fait également partie des partenaires du projet.

Après les essais, ce sera ensuite le grand départ pour un Tour de France en autonomie énergétique. Fin juin, le bateau du futur empruntera les voies fluviales pour rejoindre Paris, où il sera officiellement baptisé en présence d’Anne Hidalgo, maire de la ville. Ce baptême constituera la première escale d’Energy Observer, qui sera suivi par une série d’escales françaises dont Monaco sera le terme en décembre 2017.

À ce jour, plusieurs villes telles que Nantes, Brest, Cherbourg, Bordeaux ou Toulon ont montré un intérêt pour accueillir Energy Observer dans leurs ports.