Si la France vise 2040, on commence à évoquer en Allemagne une interdiction dès 2030 des moteurs essence et Diesel. Une proposition que combat le VDA (Verband der Automobilindustrie), qui réunit les constructeurs locaux et leurs fournisseurs. Dans un communiqué, publié cette semaine, l’organisme estime qu’une telle décision aurait un impact sur 600 000 emplois sur le secteur de l’industrie, dont 426 000 directement dans l’automobile (dont 130 000 de PME). Le VDA fait aussi remarquer que cette interdiction ferait perdre à l’Allemagne 48 milliards, soit 13 % de son PIB.

Ces chiffres proviennent d’une étude réalisée par l’institut Ifo. Lequel estime que les politiques devraient rester neutres quant au choix des technologies.

L’étude révèle que les allemands sont ceux qui déposent le plus de brevets dans le domaine des moteurs (dont deux sur trois concernent la réduction de la consommation), y compris dans l’électrique (34 %) et l’hybride (32 %) sur la période 2010/2015. Le VDA enfonce le clou en soulignant que l’Allemagne est dans le trio de tête des pays qui déposent des brevets dans la pile à combustible, car avec 25 % des dépôts, elle se situe juste derrière le Japon (28 %) et devant les USA (23 %). Une façon de répondre aux critiques sur le retard qu’auraient pris les constructeurs allemands dans le domaine des énergies alternatives.

*Ce n’est pour l’instant qu’une proposition du Bundesrat, l’assemblée des Länder : mais elle réunit toutes les tendances politiques – conservateurs, sociaux-démocrates et bien sûr les écologistes.