A l’occasion de la COP23, qui se tient en ce moment à Bonn, et à laquelle il participe, le fabricant de pneus met en avant l’hydrogène. Il s’investit depuis maintenant une quinzaine d’années dans ce domaine et a décidé en 2014 d’investir dans Symbio, une société française qui a développé un range extender sur la base d’une pile à combustible et qui en équipe notamment le Renault Kangoo. Depuis 2016, ENGIE est l’autre actionnaire de référence de cette PME, qui joue un rôle important dans le développement de la mobilité hydrogène en France.

Convaincu que l’hydrogène peut jouer un rôle majeur, Michelin se mobilise en France comme en Europe. Dans l’hexagone, il est membre des associations AFHYPAC et Avere-France (l’une sur l’hydrogène, l’autre sur la mobilité électrique) et soutient l’initiative Zero Emission Valley récemment mise en place par la région Auvergne-Rhône-Alpes et qui prévoit le déploiement de 1000 véhicules et de stations d’ici 2020. En Europe, Bibendum est notamment membre de Hydrogen Europe FCH-JU.

Et parce que son ADN se trouve dans la compétition, le groupe de Clermont soutient aussi la Green GT H2, dont il fournit les pneus.

Michelin remarque que plusieurs pays d’Asie, dont le Japon, la Corée du Sud mais aussi la Chine, ont pris de l’avance sur l’hydrogène. Il essaie donc de sensibiliser les industriels européens pour qu’ils rattrapent leur retard. Bibendum rappelle que la pile à combustible permet de faire des longues distances et que le plein d’hydrogène prend moins de 5 mn. Et si l’hydrogène reste perçu comme une énergie dérivée des hydrocarbures, le manufacturier rappelle qu’il existe aussi des moyens pour le décarboner, grâce à l’électrolyse, et d’en faire une alternative compétitive par rapport à la voiture électrique à batterie.