Dans son scénario Sky, qui explore les différentes voies d’atteindre les objectifs fixés par l’accord de Paris sur le climat, le pétrolier voit la consommation de carburants fossiles baisser de moitié entre 2020 et 2050, puis chuter de 90 % en 2070. Et au profit de quelle énergie ?

L’hydrogène !

Shell considère en effet que l’hydrogène va devenir un vecteur d’énergie après 2040. Dans un premier temps, celui-ci sera utilisé pour stocker l’électricité produite par les énergies renouvelables de façon intermittente, avec un premier usage pour l’industrie. Il sera aussi utilisé dans le transport, en tant que carburant pour les véhicules équipés d’une pile à combustible. Mais, il va monter ensuite en puissance, au point d’éclipser le gaz liquéfié. En 2070, le pétrolier pronostique une production de 800 millions de tonnes par an.

Evidemment, l’attrait de Shell pour l’hydrogène n’est pas neutre. La multinationale fait en effet partie de l’Hydrogen Council, tout comme Total d’ailleurs. Néanmoins, ce document montre que l’hydrogène et les réseaux d’électricité peuvent fonctionner de concert.

En dehors des véhicules électriques, Shell estime que l’hydrogène peut aussi jouer un rôle dans l’aviation d’ici 2070.