Dans une tribune publiée dans L’Usine Nouvelle, le patron de l’équipementier automobile annonce un premier gros contrat dans le stockage d’hydrogène, avec un constructeur international de premier plan. Il porte « sur une large flotte de véhicules utilitaires légers, sur nos routes pour début 2021 », révèle Patrick Koller.

Dans cette publication, le PDG de Faurecia indique que le groupe investit environ 15 millions d’euros par an en R&D dans l’hydrogène, afin d’optimiser le potentiel de cette technologie pour l’industrie automobile. L’équipementier s’est entouré de chercheurs et d’experts en technologie pour « surmonter les différents défis techniques et mettre au point des systèmes haute performance reposant sur trois composants clés, qui représentent 60 % de la valeur totale du système : le réservoir avec STELIA Aerospace Composites, le système de vanne haute pression qui gère l’approvisionnement en hydrogène avec la start-up française Ad-Venta, et la pile à combustible avec le CEA ». Ces partenariats apportent « un réel avantage concurrentiel ».

L’ambition première de Faurecia est de « diviser par deux » le coût de la pile à combustible afin que cette solution devienne plus intéressante pour les constructeurs automobiles et qu’ils puissent équiper leurs gammes de véhicules électriques à mesure de l’évolution de la technologie et du développement des infrastructures de recharge. « La technologie de la pile à combustible est-elle le nouveau Graal ? », s’interroge Patrick Koller.