L’annonce aura lieu demain matin, au ministère de la Transition Ecologique et Solidaire, mais Nicolas Hulot a déjà levé le voile sur ces mesures. En réponse à une question d’actualité à l’Assemblée Nationale, il a annoncé que « le gouvernement français va mobiliser 100 millions d’euros pour développer la filière de l’hydrogène, prometteuse dans la perspective de la transition énergétique ». Le ministre doit justement présenter un plan sur le sujet, devant les représentants de ce secteur.

Le train de mesures « visera à faire de notre pays un leader mondial de cette technologie », a déclaré le ministre de la Transition écologique. Les fonds serviront à « financer des démonstrateurs », et à « construire des champions économiques du stockage et de l’électrolyse ». « Pour cela, j’ai décidé de fixer à 10 % la part d’hydrogène produit à base des sources renouvelables à l’horizon 2023 », a-t-il ajouté.

Nicolas Hulot a expliqué que la baisse des énergies renouvelables permettait de produire à grande échelle, et sans émissions de gaz à effet de serre, de l’hydrogène à bas coût.

L’un des intérêts majeurs de l’hydrogène est de résoudre potentiellement le problème de l’intermittence de l’éolien et du solaire en les rendant stockables à grande échelle et à long terme, par exemple en été pour une consommation hivernale. Cette filière pourrait trouver des débouchés importants dans les transports via les piles à combustible à l’autonomie supérieure à celle des batteries.