Depuis ce matin, et jusqu’à demain soir, la ville de Nantes accueille le congrès Electric Road. L’événement parle à la fois des véhicules électriques et des infrastructures qui vont avec. Cela inclut aussi l’hydrogène. D’ailleurs, cette forme d’électrification a été abordée à plusieurs reprises dans la journée. Ce matin, Pascal Bolo, Vice-Président de Nantes Métropole et Président de la SEMITAN, a rappelé qu’une navette fluviale à l’hydrogène (le Jules Verne 2) avait été mise en service. « Cette filière nous tient à cœur », a t-il rappelé. « Nous avons bien l’intention de continuer dans cette voie, avec en prime de la production d’hydrogène décarboné », a-t-il poursuivi.

Un peu plus tard, Estelle Sandre Charbonnal, chargée des transports, des infrastructures, de l’énergie, du patrimoine et de l’environnement au Conseil régional des Pays de la Loire, confiait qu’elle souhaitait expérimenter le train à hydrogène. Elle a révélé aussi penser à une liaison par catamaran à hydrogène, entre le continent et l’ile d’Yeu d’ici 10 ans.

Pour sa part, Bertrand Affilé, maire de Saint-Herblain et Vice-Président en charge des transports à Nantes Métropole, a expliqué que l’hydrogène était aussi une option pour les bus. Il estime qu’en 2021, il n’y aura plus de bus Diesel à Nantes, sauf quelques modèles hybrides. Une station à hydrogène devrait être aménagée dans un dépôt de la SEMITAN. La réflexion concerne également la logistique urbaine, avec des utilitaires H2.

A noter que l’hydrogène a été abordé par d’autres personnalités, dont la ministre des transports Elisabeth Borne (sous la forme d’une vidéo). Elle a rappelé que la France avait présenté un plan dans ce domaine, que les technologies étaient prêtes et que les infrastructures allaient s’adapter.