Hikari

Dans le quartier Confluence, à Lyon, un bâtiment à énergie positive vient d’être inauguré. Regroupant des bureaux, des commerces, des logements et un parking, c’est le plus grand bâtiment français (12 000m2) bénéficiant des technologies lui permettant de produire plus d’énergie qu’il n’en consomme (0,2% seulement…). La complémentarité des besoins (les bureaux et les commerces ont besoin d’énergie pendant la journée tandis que les habitations consomment plutôt le soir) permet d’optimiser les solutions mises en oeuvre.

Réalisé par Bouygues Immobilier, l’architecte est japonais, le responsable du projet industriel est Toshiba et une partie des financements provient du Nedo, équivalent japonais de l’Ademe. C’est que les japonais ont déjà une longue histoire dans l’autonomie des bâtiments. Suite au tremblement de terre et au tsunami qui ont conduits à la catastrophe de Fukushima, de nombreux japonais ont choisi de sécuriser leur approvisionnement en électricité grâce à des systèmes autonomes basés sur une pile à combustible. Directement à partir d’hydrogène gazeux ou, mieux, grâce à l’hydrogène fourni par un électrolyseur fonctionnant à partir d’énergies renouvelables, la pile produit de l’électricité pour la maison et, même, pour la voiture électrique.

Ce bâtiment, appelé « Hikari » (lumière en japonais), est bardé sur ses façades et toits de capteurs photovoltaïques (la voilà l’énergie renouvelable qui produit l’hydrogène) et l’énergie excédentaire est stockée sous forme d’hydrogène et restituée par la pile en fonction des besoins.

Hikari coûte plus cher qu’on bâtiment classique mais il préfigure ce que pourront être les quartiers à énergie positive de demain: des concentrés de technologie et des capacités à stocker l’énergie produite sous forme d’hydrogène.