Alors que le député LREM Benoît Simian a remis son rapport sur le sujet, ce jeudi, à la ministre en charge des transports Elisabeth Borne, Alstom France a pris la parole en début de semaine pour demander un « engagement significatif » des régions. Le fabricant souhaiterait avoir une commande portant sur une trentaine de trains à hydrogène.

« Le « plan idéal serait d’avoir une telle commande au premier trimestre 2019 », indique Olivier Delecroix, le directeur commercial.

« L’idée est de trouver une alternative verte aux TER diesel qui vont arriver en fin de vie dans dix ans », explique-il. « Et si vers 2028 ou 2030 on repart avec la technologie diesel, on en a jusqu’en 2060 ou 2070 », a-t-il argumenté. « Il faut donc avoir une trentaine de trains à hydrogène qui puissent être testés dans différents points du territoire (…), dans des vraies exploitations TER entre 2024 et 2028, et pour être prêt en 2024, il faut homologuer le train, et donc développer un prototype », assure M. Delecroix.

Ce calendrier est compatible avec celui du gouvernement, qui veut qu’un train à hydrogène soit homologué en France d’ici à 2022.