A Pau, la construction de la station de production d’hydrogène pour le futur BHNS (bus à haut niveau de service) démarre à la fin du mois, pour une livraison en juin. Elle est mise en place par GNVert (ENGIE) et utilisera un électrolyseur d’ITM Power de 700 kW. Pendant ce temps, deux premiers Fébus sont en test en Belgique chez Van Hool. En tout, il y aura 8 bus à pile à combustible, dont 6 qui rouleront en même temps. Il faut que tout soit prêt le 19 septembre 2019 à 19 heures pour l’inauguration du Fébus. Les partenaires ont annoncé avoir un calendrier serré.

Dans le nord, on s’active aussi. Près de Lens, le syndicat mixte des transports (SMT) Artois-Gohelle a fait le choix de faire rouler six bus à hydrogène exclusivement sur la ligne 6 (Bruay-La-Buissière, Divion, Calonne-Ricouart, Auchel).

La station de production et de stockage d’hydrogène, fournie par McPhy, prendra place dans le nouveau dépôt, qui doit être livré pour le le 27 février à Houdain. Toutefois, l’infrastructure en elle-même ne sera pas disponible avant l’été. Le calendrier est donc similaire à celui de Pau. Cependant, les bus à hydrogène (fournis par Safra) devraient rouler en juillet sur le nouveau réseau Tadao, qui accueillera en attendant et à partir de fin mars des bus hybrides.

Alors, qui de Pau ou du bassin minier du Pas-de-Calais sera le premier en France à voir rouler en exploitation commerciale des bus à l’hydrogène ?

Rappelons qu’à Versailles, le transporteur SAVAC doit mettre en service cette année deux bus à hydrogène dans le cadre d’un test pendant 7 ans. Ils sont rechargés dans une station publique Air Liquide située aux Loges-en-Josas. Par ailleurs, plusieurs projets doivent aboutir dont celui d’Auxerre avec le projet EOLBUS, avec des premiers bus dès cette année. Les villes de Rouen et Toulouse sont également intéressées par ce mode d’énergie.