Par un communiqué de presse, publié sur le site des deux groupes, Faurecia et Michelin annoncent leur intention de créer une co-entreprise regroupant l’ensemble des activités dédiées à la pile à hydrogène. L’accord a été signé ce jour en présence de la Secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’Economie et des Finances, Agnès Pannier-Runacher.

L’ambition est de devenir un leader mondial des systèmes de piles à combustible, grâce aux apports des actifs existants des deux partenaires. Michelin apportera à cette co-entreprise les activités de Symbio, qui est devenue une filiale à 100 % du Groupe depuis le 1er février dernier. Auparavant, la firme de Clermont détenait 47 % de la PME aux côtés d’Engie (23 %) et du CEA Investissements (9 %). Symbio, a Faurecia Michelin Hydrogen Company devient d’ailleurs le nom de la co-entreprise, qui sera détenue à parts égales entre Faurecia et Michelin et créée d’ici la fin juin. Elle sera dirigée par Fabio Ferrari, le fondateur et actuel Président de Symbio.

La complémentarité de ces acteurs permettra à l’entreprise de proposer immédiatement une gamme unique de systèmes de pile à hydrogène couvrant tous les cas d’usage. Faurecia et Michelin rappellent que pour les véhicules électriques, la technologie de la pile à combustible est complémentaire à la technologie batterie, en particulier pour les cas d’usage nécessitant une forte intensité d’utilisation et une plus grande autonomie. Les deux partenaires ont pour ambition de détenir 25 % d’un marché estimé à 15 milliards d’euros en 2030. Ce qui aurait été difficile en agissant de façon séparée.

Selon Les Echos, Michelin conservera toutefois en propre ses travaux sur la membrane, un composant clé de la pile. Son partenariat avec Engie dans les stations à hydrogène, notamment en Auvergne-Rhône-Alpes, sera de même poursuivi. De son côté, Faurecia gardera dans son giron son activité dans les réservoirs à hydrogène (qu’il développe notamment avec Stelia Aeropace). Dans la pile à combustible, l’équipementier contrôlé par PSA a déjà signé un partenariat avec le groupe au Lion, et travaille avec Renault pour équiper, en plus des Kangoo, des Master ou des Trafic, croit savoir le quotidien économique.

A noter que cette transaction est en outre soumise à l’approbation des autorités compétentes en matière de contrôle des concentrations.