A l’occasion de la présentation de ses résultats financiers, le constructeur japonais a reconnu qu’il ne pouvait pas créer tout seul le futur qu’il désire. Il souhaite donc convaincre des partenaires pour l’aider à créer cette société de l’hydrogène qu’il appelle de ses voeux. A la différence des véhicules hybrides, qui peuvent se vendre sans impact sur les habitudes des clients, chez les concessionnaires, l’arrivée des véhicules à batterie et à pile à combustible nécessitent de créer une infrastructure de recharge. Il devient donc nécessaire de se rapprocher des Etats et des flottes pour bâtir ces réseaux de stations.

Toyota en appelle aussi à une collaboration avec d’autres constructeurs automobiles. C’est une forme de coopération qui se développe de plus en plus afin de partager les coûts. On voit déjà s’opérer de tels rapprochements dans le domaine de la voiture autonome par exemple. Pour sa part, le constructeur japonais a déjà décidé d’ouvrir ses brevets sur le véhicule à hydrogène et plus récemment sur le véhicule hybride.

Toyota pense aussi à d’autres partenaires, qui se situent plus au niveau des services. Il a par exemple noué un partenariat avec Panasonic sur les villes connectées récemment. Le groupe souhaite devenir à terme un opérateur de mobilité et plus seulement un vendeur de voitures. Demain, il y aura de plus en plus de transport à la demande, avec des véhicules zéro émission, connectés et qui seront en partie automatisés.

Il est donc temps pour Toyota, après 80 ans, de faire évoluer son modèle économique et sa façon de travailler. Le géant automobile va donc s’ouvrir à d’autres partenaires, afin de favoriser au maximum les chances de succès pour la mobilité propre.