En début de semaine, une station de distribution d’hydrogène a explosé en Norvège, à Sandvika près d’Oslo. Il s’agit d’une station de l’opérateur Uno-X, qui se situait près d’un centre commercial. Il n’y a pas eu de victimes. L’accident n’aurait fait que deux blessés légers, sans aucun lien d’ailleurs avec l’explosion et l’incendie qui a suivi. C’est l’airbag de leur voiture qui s’est déclenché, suite à l’onde de choc. Selon les pompiers, cités par un média local, l’accident serait peut-être dû à un réservoir, où était stocké l’hydrogène.

Toutefois, à ce stade, Nel Asa – le fabricant de la station de remplissage – estime qu’il est trop tôt pour spéculer sur la cause de l’accident. La compagnie a fait un communiqué ce mercredi pour dire qu’elle avait envoyé des experts sur site pour identifier les raisons de l’explosion. Ils contribuent à l’enquête. D’autres experts ont été envoyés au Danemark, pays où Nel a aussi livré des stations. Par ailleurs, Nel a fait appel à une compagnie spécialisée dans la sécurité, Gexcon, qui va réaliser un rapport indépendant.

Sur son site, Nel Hydrogen a mis en ligne une page spéciale. On y apprend qu’à titre de précaution, la compagnie a recommandé à ses clients de fermer leurs stations en Europe et aux USA (10 sites au total), le temps que la cause soit identifiée. La société assure sur son site que les stations qu’elle fournit satisfont aux plus hauts standards de sécurité.

Même si la situation pose problème à Toyota et Hyundai, qui ont suspendu leurs ventes en attendant la suite de l’enquête, ils ne voient pas en quoi cela remettrait en cause le développement de l’hydrogène. Le responsable de Toyota en Norvège rappelle que les véhicules à hydrogène sont aussi sûrs que les véhicules thermiques.

On peut remarquer que le site Electrek, détracteur notoire de l’hydrogène, relaie cette histoire en évoquant les dangers d’explosion. Il semble avoir oublié les incendies de Tesla, qui ont autant défrayé la chronique. Il vaut mieux attendre des éléments concrets, avant de spéculer. Les médias français qui s’appuient sur cette source devraient méditer un peu plus avant de publier.