On sait désormais ce qui a provoqué l’explosion d’une station à hydrogène en Norvège, à Sandvika près d’Oslo. Le fournisseur de la station, Nel Asa a publié des informations sur son site Internet. Elle y explique que suite au rapport de Gexcon*, une compagnie spécialisée dans la sécurité, la cause a été identifiée. Il s’agirait d’un problème d’assemblage sur le réservoir de stockage d’hydrogène, au niveau d’un bouchon. Ce n’est pas le matériel qui est en cause mais le montage.

Sur son site, Nel ASA a mis en ligne une page spéciale pour faire le point sur cet accident. Après avoir, à titre de précaution, recommandé à ses clients de fermer leurs stations en Europe et aux USA (10 sites au total) la société assure qu’elles rouvriront dès que possible, à partir de mi-juillet pour les premières. Entre temps, Nel Asa va vérifier les réservoirs et mettre en place des procédures pour mieux détecter les risques de fuites. L’incident est qualifié de « très sérieux ». Pour autant, Nel assure sur son site que les stations qu’elle fournit satisfont aux plus hauts standards de sécurité et que la société capitalise sur une expertise acquise par Norsk Hydro depuis 1927. Elle souligne que l’hydrogène n’est pas plus dangereux que l’essence, le Diesel, le gaz naturel et les batteries.

Suite à l’explosion, Nel Asa avait réagi en envoyant des experts sur site pour identifier les raisons de l’explosion, ainsi qu’au Danemark, le pays voisin où la compagnie a aussi livré des stations.

*qui a réalisé un rapport indépendant, en lien avec Bureau Veritas et l’organisation scientifique SINTEF en Norvège