Dans le cadre des journées hydrogène dans les territoires de Marseille, l’ADEME a fait le point sur les appels à projets. On a appris ainsi que, si ces projets (les 11 retenus dans le cadre de l’AMI écosystèmes de mobilité) sont menés à bout, la France aura réussi à atteindre en 2023 50 % des objectifs fixés dans le cadre du Plan National Hydrogène. Les projets en question prévoient en effet 1800 véhicules, dont 1000 pour le seul projet ZEV (Zero Emission Valley) de la région Auvergne-Rhône-Alpes, 70 véhicules lourds et 50 stations de remplissage (avec une production estimée à 1400 tonnes d’hydrogène par an).

A titre de comparaison, le plan Hulot prévoit 5000 véhicules légers, 200 véhicules lourds et 100 stations à l’horizon 2023.

Le directeur général délégué à l’ADEME, Fabrice Boissier, a appelé les porteurs de projets à faire preuve d’ambition et à montrer que l’hydrogène permet d’apporter des modifications structurelles de la mobilité. Pour lui, remplacer un véhicule Diesel par un véhicule électrique pour le même usage n’apporte pas grand-chose à la transition énergétique. En revanche, faire des liens entre le monde industriel et la mobilité pour mutualiser la production et la distribution est plus porteur de sens.

L’ADEME espère également que le prix de l’hydrogène va baisser. Celui-ci est estimé entre 8 et 13 euros du kg, ce qui situerait le TCO (coût de possession) du véhicule à combustible à 5 à 20 % de plus par rapport à son équivalent Diesel.

Pour l’anecdote, l’agence a fait part de sa déception pour le récent AMI sur l’industrie. Il n’y a eu que 11 projets déposés, contre 24 sur le thème de la mobilité. L’ADEME lancera par ailleurs un autre AMI sur les zones non interconnectées au réseau électrique, dans les DOM-TOM, avant la fin de l’année.