Pour ceux qui ont assisté aux journées hydrogène dans les territoires, les 10 et 11 juillet à Marseille, le programme des visites techniques prévoyait une escale sur le mythique circuit Paul Ricard. Le site accueille de nombreuses manifestations sportives, dont le Grand Prix de France de Formule 1 qui a fait son retour en 2018. Il se trouve que le circuit est l’un des membres du projet Hynovar, en partenariat avec la CCI du Var, Engie Cofely et Capenergies.

Le 11 juillet après-midi, un atelier consacré aux usages liés à la mobilité a été organisé au sein de l’Xtrem Park, le parc de loisirs du circuit. Les participants ont eu droit à une présentation de la station d’avitaillement en hydrogène, installée dans le rond-point des énergies. Ils ont pu voir aussi le prototype de course de GreenGT. Ce bolide de course à l’hydrogène est celui qui a été développé dans le cadre de MissionH24 avec l’ACO, en vue des 24 h du Mans en 2024. Olivier Legac, l’un des membres de l’entreprise (dont le siège est sur le circuit), a d’ailleurs fait une présentation sur cet ambitieux projet.

Lors de cette même session, il y a eu aussi des interventions de Stéphane Arnoux, d’ENGIE Cofely, sur le projet de mobilité terrestre BtoB, ; d’Arnaud Vasquez de Hyseas sur la mobilité maritime et urbaine en métropole ; d’Hervé Moine, de la CCI du Var, sur les futurs projets d’Hynovar ; et de Nathalie Reitzer, Directrice des Ressources Humaines et Développement durable du circuit Paul Ricard, sur la politique de développement durable du site.

Celle-ci s’articule autour de plusieurs axes : la production d’électricité verte grâce à 20 000 m² d’ombrières photovoltaïques positionnées sur un des parkings du circuit (auxquels il convient d’ajouter les 1500 m² sur le hangar H5 de l’Aéroport International du Castellet, et également 600 m² de projet de toiture au circuit) ; les usages internes en matière de mobilité durable (flotte de véhicules électriques et projets d’acquisition de véhicules à hydrogène (SUV et minibus H2) ; les usages externes à destination du grand public (accès 24h/24 aux bornes de recharge pour véhicules électriques et hybrides, station H2) ; la mise à disposition des infrastructures du circuit pour l’accueil de sessions de roulage de véhicules à hydrogène, puis à terme l’organisation de compétitions ; et enfin une démarche destinée à favoriser l’acceptabilité sociale en sensibilisant le grand public à l’hydrogène, et en organisant des opérations marketing comme le projet avec les taxis de l’aire toulonnaise.

Sources : circuit Paul Ricard et Destimed