Dans un article, l’Usine Nouvelle écrit que Toyota, en plus de développer et commercialiser ses propres véhicules à hydrogène, entend proposer des piles à combustible, qu’il conçoit lui-même, à des entreprises tierces. Par exemple, le constructeur japonais travaille avec le fabricant d’autobus portugais Caetanobus. Il va lui livrer des piles à combustible, réservoirs à hydrogène et autres composants clés pour des bus urbains qui vont rouler dès l’automne 2019. Toyota doit aussi équiper les bus produits par le géant chinois Beijing Automotive.

L’Usine Nouvelle rappelle que Toyota a annoncé en mai qu’il allait construire un nouveau bâtiment, sur son site japonais de Honsha. Cette extension a été prévue pour augmenter les capacités de production de piles à combustible. Une nouvelle ligne sera également lancée pour assurer la fabrication des réservoirs hydrogène à haute pression, dans un autre site non loin de Nagoya.

L’autre grand acteur engagé dans cette démarche est Hyundai. Le géant coréen incite d’ailleurs les autres constructeurs automobiles à acheter sa technologie. Rappelons qu’il a un accord par exemple avec Audi. Hyundai vise par ailleurs d’autres marchés. Il veut étendre l’hydrogène aux camions, aux bus, aux trains et même aux drones et aux navires.

Pour Toyota comme pour son rival coréen, la solution passe par la fourniture de composants à d’autres industriels qui n’ont pas les moyens (ou la volonté) d’investir aussi dans l’hydrogène en plus de la batterie. C’est un pari qui pourrait s’avérer doublement payant. La production en plus grande quantité de piles et de réservoirs va contribuer à faire baisser les prix. D’autre part, les gains vont contribuer à faire progresser la technologie sur ces composants.