Faisant partie du groupe PSA, la marque allemande va faire bénéficier de son expérience dans le domaine de la pile à combustible pour aider le constructeur français à sortir ses premiers utilitaires à hydrogène à l’horizon 2021.

Il faut dire dire que, dès l’an 2000, Opel démarrait déjà des tests avec le prototype HydroGen1. Sous sa carrosserie de Zafira classique, celui-ci embarquait une pile qui fournissait de l’électricité à un moteur asynchrone triphasé, développant 55 kW (75 ch) avec 251 Nm de couple. Une batterie tampon couvrait les pics de demande de puissance.

En 2001, une flotte de 20 HydroGen3 (un prototype plus évolué) était testée par des clients essayeurs. La puissance avait été portée sur cette évolution à 60 kW (82 ch), permettant d’atteindre une vitesse de pointe de 160 km/h. Lors du Fuel Cell Marathon de 2004, deux HydroGen3 ont parcouru près de 10 000 km à travers l’Europe, de Hammerfest en Norvège à Lisbonne au Portugal. Au volant d’un HydroGen3, le pilote de Grand Prix Heinz-Harald Frentzen a remporté également le Rallye de Monte-Carlo 2005 des voitures à propulsion alternative.

Opel a développé une quatrième génération de véhicules à pile à combustible, à bord du HydroGen4. Elle était cette fois constituée de 440 cellules connectées en série et délivrait en continu une puissance de 73 kW (100 ch), et atteignait en crête 94 kW (128 ch). À partir de 2008, une flotte de prototypes HydroGen4 a commencé à démontrer sa pertinence pour un usage quotidien dans un projet parrainé par le Ministère fédéral allemand des transports – le Clean Energy Partnership (CEP) – à Berlin, puis plus tard à Hambourg, au Bade-Wurtemberg, puis dans les autres lands de Rhénanie du Nord-Westphalie et de Hesse.

Il n’y a pas eu d’autres véhicules présentés depuis, mais Opel a été retenu comme centre de compétences pour l’hydrogène par le groupe PSA. La marque allemande dispose toujours d’ingénieurs spécialisés dans ce domaine, à Rüsselsheim.