Selon la presse locale (Nouvelle Rép, France Bleu), la Région envisage d’investir 1,25 million d’euros pour entrer dans l’expérimentation de trains TER à hydrogène menée par la SNCF et Alstom.
Elle rejoindrait ainsi la Bourgogne-Franche-Comté, l’Occitanie, l’Auvergne-Rhône-Alpes et les Hauts-de-France qui ont déjà acheté leur ticket d’entrée. L’annonce a été faite par Philippe Fournié, vice-président (PS) de la Région, chargé des transports, lors d’une session plénière le 17 octobre,

Le souhait du Centre-Val de Loire est d’expérimenter le train à hydrogène sur les voies régionales à partir de 2021. C’est en effet à cette date qu’un unique modèle circulera, à tour de rôle et à titre expérimental dans les territoires qui ont financé son développement. « Nous verrons alors s’il est pertinent d’investir dans cette technologie », indique Philippe Fournié. Un train utilisant ce mode d’énergie éviterait une dépense de 40 millions d’euros pour l’installation de caténaires.

Or, cinq lignes en mauvais état devraient être rénovées dans les prochaines années dans la région pour une enveloppe totale de 200 millions d’euros. Parmi elles, il y a par exemple les lignes Tours-Loches et Tours-Chinon.

« Nous allons aider la recherche et le développement pour demain des trains à hydrogène en fonction des possibilités. Si la rénovation du matériel doit se faire sur ces lignes en Indre-et-Loire, nous pourrions envisager d’y placer des trains alimentés à l’hydrogène », explique François Bonneau, le Président de région. Elles pourraient d’ici 2024 accueillir ce type de train zéro émission. Pour la Région, « les lignes Tours-Loches et Tours-Chinon seraient les plus pertinentes » pour cette transition vers l’hydrogène. De même, « la perspective d’installer des stations-service sur Tours permettrait une mutualisation intéressante pour ces deux axes qui desservent, sur leur premier tiers, des zones agglomérées (métropole de Tours), puis des zones rurales jusqu’à leur terminus (deux sous-préfectures) ».

Selon La Nouvelle-République, les parlementaires UDI du Lochois, la députée Sophie Auconie et le sénateur Pierre Louault se sont emparés du sujet. Fin septembre, ils ont, ensemble, rencontré le secrétaire d’État chargé des transports, Jean-Baptiste Djebbari, au ministère chargé de la Transition écologique.