En présence d’Anne Besnier, Vice-Présidente en charge de l’enseignement supérieur et de la recherche, une réunion a eu lieu au Conseil Régional hier à Orléans pour fédérer le réseau des acteurs impliqués dans l’hydrogène. La forme reste encore à trouver, mais la volonté est là. Pour sa part, le Conseil va lancer une étude qui sera menée jusqu’en juin pour identifier les acteurs et les écosystèmes par département. Pour le moment, le Berry et la Touraine sont les deux territoires les plus en pointe avec les projets Hy’Ber et Hy’Touraine qui ont été déposés dans le cadre de l’AAP Ecosystèmes Territoriaux de Mobilité Hydrogène de l’ADEME (et qui espèrent être retenus, sachant que la sélection devrait a priori être annoncée la semaine prochaine).

Le projet Hy’Ber prévoit un électrolyseur d’une capacité de 400 kg/j d’hydrogène vert (à partir de panneaux photovoltaïques), ainsi que l’installation de deux stations. Celles-ci seraient implantées au dépôt de bus de la métropole de Châteauroux et au restaurant l’Escale (un rendez-vous de routiers réputé à l’échelle européenne). La première station concernera les bus, avec une flotte de 6 bus H2 prévue d’ici 2022 (3 de 12 m et 3 autres de 18 m). Châteauroux mise également sur le transport lourd, en raison de la présence de l’A20. La station de l’Escale serait ouverte aux camions et aux autres véhicules (potentiellement une centaine). Le projet est porté par le SDEI (Syndicat de l’Energie de l’Indre), l’association Berhy, Châteauroux Métropole et la Communauté de communes du Pays d’Issoudun. Il bénéficie aussi du soutien du SIEIL en Indre-et-Loire et du pôle de compétitivité S2E2.

Le projet Hy’Touraine est le fruit de la combinaison des projets Hyd’em (production d’hydrogène décarboné, porté par le SIEIL) et Hysoparc (station sur un centre routier près de l’A10, porté par la communauté de communes Touraine Vallée de l’Indre). Il prévoit lui aussi la production de 400 kg par jour d’hydrogène vert, avec deux électrolyseurs alimentés par des PV des ombrières. L’un d’eux sera implanté à Sorigny, au sud de Tours où une station sera aménagée pour alimenter dans un premier temps une benne à ordures ménagères H2, puis d’autres véhicules. Le projet prévoit par ailleurs le maillage de la Touraine avec 10 stations de remplissage.

La réunion d’hier a retenu également le principe d’une journée d’information début septembre, afin de faire le point sur les projets à l’échelle régionale.

Le Conseil Régional soutient l’hydrogène vert, qu’il souhaite appliquer en priorité dans la mobilité. Il s’intéresse aussi aux trains H2.