Ce matin, Victorien Erussard et Jérôme Delafosse ont présenté les nouveautés pour 2020 d’Energy Observer. Depuis son départ, il y a trois ans, le catamaran à hydrogène a parcouru 18 000 milles nautiques, ce qui a permis de pousser les technologies embarquées dans leurs derniers retranchements. Comme l’a dit le capitaine du navire, en introduction, « c’est plus qu’un bateau, c’est le futur de l’énergie, un smart grid flottant et digitalisé ».

Alors que le bateau a déjà visité 25 pays, à travers 48 escales, Victorien Erussard a évidemment souligné l’importance symbolique d’avoir atteint le Spitzberg, en Norvège, avec seulement des énergies renouvelables et une propulsion à hydrogène. Dans cette partie du monde, la planète se réchauffe deux fois plus vite qu’ailleurs.

Le défi technique se double de contenus sur l’état de la planète, à travers un partenariat avec Canal Plus. A ce jour, 12 docs de 52 m et un long métrage de 90 mn ont été tournés. 28 épisodes de plus sont prévus d’ici 2023.

Quoi de neuf pour 2020 ? Energy Observer compte de nouveaux partenaires, dont Toyota (pour la pile à bord du bateau) et le groupe CMA CGM, l’un des leaders mondiaux du transport maritime. Lequel collaborera en R&D et fournira des containers pour réaliser le village EO lors des escales.

S’agissant du programme, à proprement parler, le catamaran H2 sera en août à Tokyo pour les JO de Tokyo. A cette occasion, Victorien Erussard et Jérôme Delafosse auront le privilège de porter la flamme olympique (qui sera alimentée par de l’hydrogène). Un beau symbole alors que ces Jeux olympiques joueront le rôle d’une vitrine pour la société de l’hydrogène que veut établir le pays. Deux partenaires d’Energy Observer sont impliqués : Toyota qui fera rouler 500 Mirai et 100 bus H2 et Air Liquide qui alimentera à l’hydrogène des bâtiments servant pour les JO.

En octobre, EO sera ensuite en Californie (San Francisco, Los Angeles, San Diego). Un choix symbolique, car cet Etat est ouvert à l’hydrogène et abrite la Silicon Valley. Il illustre également la biodiversité.

Ensuite, le navire fera route vers le Pacifique Sud. Au total, EO va faire l’équivalent d’un tour du monde. Victorien Erussard et Jérôme Delafosse ont même levé le voile jusqu’en 2023, date à laquelle le navire fera son arrivée à New York, avant de rentrer à Saint-Malo pour une dernière traversée de l’Atlantique.

En tout, le défi Energy Observer représente une odyssée de 7 ans autour du monde, avec 101 escales