L’institut LMC Automotive a publié un post dans lequel un de ses experts, Sam Adham, reconnaît que la pile à combustible est en train de perdre la course qui l’oppose à la batterie pour le développement des véhicules électriques. Objectivement, on peut constater que tous les constructeurs préparent des modèles zéro émission et qu’ils privilégient plutôt la batterie. Les volumes commencent à être significatifs et l’infrastructure de charge se développe. De plus, comme les moteurs classiques vont continuer à coexister avec l’électrique, les industriels ne peuvent pas financer à la fois les technologies de la batterie et de la PAC.

Pour autant, l’analyste pointe plusieurs facteurs bloquants.

Il y a d’abord l’autonomie, qui ne répond pas à tous les cas de figure, le coût de la technologie et les changements d’habitudes induits par la nécessité de planifier la recharge et de patienter plusieurs heures. Sam Adham explique que les futures batteries à électrolytes solides n’amélioreront pas forcément le temps de charge. De plus, la fabrication des batteries pose la question de la disponibilité de certains matériaux.

Selon LMC Automotive, l’hydrogène pourrait représenter une alternative intéressante à partir de 2035 dans l’automobile. La solution apportera une grande autonomie et un temps de remplissage comparable à celui des véhicules à moteur thermique. Pourquoi attendre si longtemps ? A cet horizon, la production d’hydrogène à partir d’énergies renouvelables sera la norme. D’autre part, on sera entré dans une économie de l’hydrogène, avec des applications en dehors du transport et donc une grande disponibilité du produit. En attendant, Sam Adham estime que la pile à combustible a sa place dans la mobilité lourde, avec les utilitaires et les camions.