Par un tweet, le créateur du Sea Bubble, Alain Thébault a annoncé hier avoir vendu 5 exemplaires de son bateau volant à hydrogène. Les clients sont les villes de Lyon, Cassis, Paris (Issy-les-Moulineaux), Nantes et Genève. S’agissant de l’ancienne capitale des Gaules, c’est la région Rhône-Alpes-Auvergne qui a passé commande « à titre de démonstrateur pour accompagner le secteur ».

« Depuis 2015 et l’élection de Laurent Wauquiez à sa tête, la région mise sur l’hydrogène », écrit Le Figaro. « Elle regroupe 80 % des acteurs français de la filière et est bien décidée à en favoriser le développement. Elle développe une vingtaine de stations de recharge, mise sur la production d’électricité renouvelable (éolienne, solaire et centrales hydroélectriques) pour l’hydrogène » explique le journal. « Produire, stocker et consommer : il faut amorcer tout le cercle. Nous voulons aider au développement de véhicules à moteur à hydrogène », résume Étienne Blanc, vice-Président de la région Auvergne-Rhône-Alpes, expliquant ainsi ce choix .

le Figaro précise par ailleurs que la région Auvergne-Rhône-Alpes a versé un acompte de 5000 euros à la start-up et compte bien continuer à accompagner son développement. Etabli d’abord en Suisse, le créateur des Sea Bubbles s’est installé à Lyon et veut produire ses bateaux volants dans la région.

Précisons qu’Alain Thébault fait partie des premiers clients. Il en utilisera un pour faire les trajets entre l’EPFL de Lausanne et Genève. Il recherche d’ailleurs des copropriétaires afin de partager des frais, sur le modèle JetFly des avions d’affaires en partage.

Pouvant transporter 4 personnes et un pilote, les Sea Bubbles coûtent 250 000 euros. A Lyon, le bateau pourra se ravitailler à une station installée sur le port Édouard Herriot.