Mobilité Hydrogène France, le groupe dédié à la mobilité au sein de l’AFHYPAC, salue la place faite à l’hydrogène dans le Plan de relance automobile annoncé par le Président de la République le 26 mai dernier. Il a été pourtant très peu question de cette forme d’électrification dans le discours d’Emmanuel Macron, mais l’hydrogène est effectivement cité à plusieurs reprises dans le plan. Il est soutenu par la PFA (Plateforme de la Filière Automobile) et par le gouvernement. Et la technologie est à l’ordre du jour chez les constructeurs français. En octobre dernier Renault a annoncé le lancement du Kangoo Z.E Hydrogen, qui précède celui du Master Z.E Hydrogen. Le Groupe PSA lancera quant à lui une flotte de véhicules utilitaires hydrogène fin 2021.

Le plan n’est « que la partie émergée des travaux en cours avec les autorités, pour que le potentiel de l’hydrogène dans la transition énergétique des transports et dans la constitution d’une chaîne de valeur stratégique européenne soit pleinement exploité », explique Mobilité Hydrogène France.

Ainsi, « la question du nombre de stations notamment a été traitée dans la Programmation Pluriannuelle de l’Energie : l’objectif de 100 stations en 2023, issu du plan gouvernemental de 2018, a été réaffirmé, et il devrait être dépassé dans les faits ». 160 projets adressant tous les secteurs (mobilité, énergie, industrie) ont en effet été déposés en réponse à l’Appel à Manifestation d’Intérêt hydrogène publié le 27 janvier dernier par le gouvernement. « Nous travaillons actuellement en étroite collaboration avec les services de Bercy pour articuler ces projets entre eux et structurer la chaîne de valeur française », indique Fabio Ferrari, 1er Vice-Président de l’AFHYPAC et coordinateur du groupe Mobilité Hydrogène France.

Les discussions se poursuivent, aussi, pour lever certains verrous réglementaires notamment et faciliter la production à grande échelle d’hydrogène décarboné – en ligne, à nouveau, avec les démarches engagées au niveau européen.

« C’est un pas en avant pour le climat et la qualité de l’air, mais également pour la compétitivité à long terme de l’industrie automobile européenne face à des pays asiatiques et à la Chine en particulier qui investissent massivement dans les véhicules zéro-émission « , insiste Fabio Ferrari.