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Alors que l’hydrogène fait aujourd’hui l’objet d’un regain d’attention, mais reste critiqué pour son bilan énergétique car principalement fabriqué aujourd’hui à partir de gaz naturel, il est utile de rappeler qu’il existe des sources d’hydrogène naturel sur terre. Cette information avait fait grand bruit en 2013, quand l’IFPEN a révélé étudier alors le potentiel de ces sources insoupçonnées. Pourtant, l’hydrogène naturel a été découvert dès les années 70. Mais, après des travaux exploratoires qui ont montré que des émanations naturelles continues d’H2 se rencontrent fréquemment sur le globe, un programme de recherche a été engagé en vue d’une d’exploitation industrielle.

On peut en savoir plus en lisant un livre paru en mai 2015, et intitulé « L’hydrogène naturel, la prochaine révolution énergétique ? » (éditions Belin). Il a été rédigé par Alain Prinzhofer (Docteur d’État de l’Université Paris-6 en géologie-géochimie) et Eric Deville (géologue à IFPEN, professeur à IFP School).

Il y a plusieurs années, les auteurs de ce livre, géologues, ont été contactés par une équipe russe qui prétendait que ce gaz s’échappait du sol un peu partout sur leur territoire. Après une période de doute, les chercheurs français confirment la réalité de ces émanations. Mieux, les images par satellite leur permettent de détecter des flux abondants d’hydrogène sur tous les continents, avec en particulier des gisements en Afrique (Mali) et en Amérique (Kansas, Caroline du Nord) ! La bonne nouvelle, c’est que par rapport aux énergies fossiles (pétrole, gaz et charbon), les atouts de ce gaz naturel sont multiples : sa combustion ne libère pas de gaz carbonique, son exploitation ne nécessite pas de forage profond, et il semble disponible en abondance.

On peut aussi en savoir plus en lisant cette interview d’Alain Prinzhofer, publiée à l’issue d’un colloque sur les combustibles du futur en 2014. Cet expert, qui est directeur scientifique de la jeune entreprise de consulting GEO4U au Brésil, dans le secteur de l’exploration du gaz naturel, reste professeur affilié à l’Institut de physique du globe de Paris (IPGP) et au Laboratoire interdisciplinaire des énergies de demain (LIED, UMR de Paris-7).