Plus de détails sur l’Hopium Machina

Dans le cadre d’une interview accordée à l’édition française de Forbes, Olivier Lombard, le PDG de la start-up HMC (Hydrogen Motive Company), évoque son projet de marque haut de gamme pour développer une voiture à hydrogène. « Il y a aujourd’hui une véritable mouvance autour de l’hydrogène, dans laquelle s’inscrivent les grands constructeurs comme le gouvernement français », indique en préambule le pilote reconverti en entrepreneur.

« L’ambition d’Hopium est d’être bien plus qu’un constructeur automobile à hydrogène », poursuit-il. « Nous voulons ouvrir la voie à une nouvelle façon de penser la voiture. La technologie est, à nos yeux, une partie de la réponse ».

Olivier Lombard révèle également que sa berline sportive sera high-tech. Il explique ainsi qu’elle sera dotée de « la conduite autonome tout d’abord, sur laquelle nous comptons positionner la Māchina au plus haut niveau, à 4 sur une échelle allant de 1 à 5 ». Et la Machina sera aussi connectée. « Nous travaillons également à une palette de fonctionnalités qui permettra au conducteur et à ses passagers de bénéficier d’un ensemble de services (musique, film, visio), et pourquoi pas de créer une connexion avec le domicile et les appareils dont il est pourvu ». « Nous avons conscience de la place prépondérante qu’est appelée à occuper la donnée dans l’univers de l’automobile, et de l’intérêt à sécuriser les interactions entre l’utilisateur de la voiture et son environnement. C’est pourquoi nous avons décidé d’investir dans la blockchain pour sécuriser l’ensemble de nos technologies embarquées », glisse-t-il.

Appelé à répondre sur le positionnement de la marque, qui se cale sur les prix de Tesla, il déclare ceci : « Même avec le chargeur le plus performant, le temps de charge aura du mal à descendre en-dessous de 20 minutes. A l’inverse, l’hydrogène en est à ses prémices, et ses perspectives de développement sont exponentielles. Les véhicules équipés de cette technologie sont non seulement plus légers, mais très rapides à charger. Au-delà de ces considérations technologiques, Tesla et Hopium divergent par leur proposition de valeur. Tesla est une entreprise tournée vers le produit, tandis qu’Hopium ambitionne d’aller plus loin, de créer un nouveau lien entre l’homme et le véhicule. D’où le choix de prénommer notre berline Māchina », conclut Olivier Lombard.

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à propos de l'auteur

Laurent Meillaud

Laurent Meillaud

Journaliste automobile depuis plus de 30 ans, suivant les évolutions technologiques, je m'intéresse aussi aux énergies alternatives, dont l'hydrogène que je suis depuis 20 ans. J'ai co-écrit un ouvrage à ce sujet en 2007 avec Pierre Beuzit, ancien patron de la R&D chez Renault. Je collabore également depuis 2016 à la newsletter de France Hydrogène.

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