Toyota poursuit ses efforts dans l’hydrogène (qu’il considère dans le thermique aussi)

A l’occasion de la présentation de ses résultats, Toyota Europe a réaffirmé son engagement en faveur de la neutralité carbone d’ici 2050. A ce jour, le constructeur japonais a vendu 17 millions de véhicules électrifiés (hybrides et rechargeables), dont 2 millions rien qu’en 2020. C’est plus que n’importe qui au monde. La gamme se compose de 55 modèles et va s’enrichir de 15 autres qui seront 100 % électriques, portant ce chiffre à 70 d’ici 2025.

En parallèle, Toyota continue d’investir fortement dans l’hydrogène. Le géant nippon y voit un débouché certain pour les taxis, les bus, les camions, les bateaux, les avions et dans l’industrie. il note un intérêt marqué pour sa technologie de pile à combustible de la part de plusieurs secteurs de l’industrie. La grande nuance, c’est que dans l’automobile, Toyota commence à dire que l’hydrogène pourrait aussi servir dans des moteurs à combustion interne. Le constructeur rappelle qu’il y a 1,4 milliard de véhicules en circulation dans le monde et que la quasi-totalité fonctionne avec un moteur thermique. L’utilisation d’hydrogène pour produire du carburant synthétique aurait pour avantage de réduire les émissions de CO2, tout en utilisant une infrastructure existante.

Le constructeur japonais, qui va explorer cette piste en compétition, semble donc opérer un virage sur l’aile. Jusqu’à présent, ce sont surtout les industriels allemands (et Bosch en tête) qui militaient pour l’hydrogène en tant que source (avec du CO2) pour remplacer les carburants conventionnels dans les moteurs thermiques. Toyota ne veut laisser personne sur le bord de la route et estime que c’est un ensemble de solutions – en fonction des marchés et de l’état d’avancement de l’infrastructure – qui permettra d’atteindre la neutralité carbone.

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A propos de l'auteur

Laurent Meillaud

Laurent Meillaud

Journaliste automobile depuis plus de 30 ans, suivant les évolutions technologiques, je m'intéresse aussi aux énergies alternatives, dont l'hydrogène que je suis depuis 20 ans. J'ai co-écrit un ouvrage à ce sujet en 2007 avec Pierre Beuzit, ancien patron de la R&D chez Renault. Je collabore également depuis 2016 à la newsletter de France Hydrogène.

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