Une levée de fonds significative pour Energy Observer Developments

A l’occasion de l’AG de l’AFHYPAC, ce jeudi à Paris, Energy Observer Developments a annoncé une levée de fonds significative. La signature a eu lieu juste à l’issue d’une matinée de conférences, en présence de partenaires et de supports industriels qui sont ENGIE, Toyota, Accor, Thelem, Delanchy et AMFIL (famille Mulliez).  Cet apport va permettre à la filiale d’Energy Observer de lancer sur le marché des produits innovants.

Avant cette cérémonie, Victorien Erussard était venu présenter un bilan de son épopée. Le capitaine de ce catamaran à hydrogène a retracé la genèse du projet et a dressé un bilan. Le navire a déjà navigué dans 25 pays et a procédé à 48 escales, de Saint-Malo au Spitzberg (Norvège, le site le plus proche du cercle polaire). Média à lui tout seul, le bateau est un véritable ambassadeur et sert aussi à tourner des documentaires (Canal +, Planète) destinés à alerter sur l’évolution du climat.

Cette aventure a suscité l’arrivée de sponsors qui ont demandé à Energy Observer de plancher sur des solutions à base d’hydrogène. C’est ainsi qu’est né EOD (Energy Observer Developments). La structure propose des produits uniques, grâce au talent de ses ingénieurs et au retour d’expérience des conditions extrêmes rencontrées en mer. EOD propose notamment un générateur électro-hydrogène très compact avec une pile à combustible, avec 8 fois plus de capacité d’énergie et à un coût abordable.

Le DG de la société, Jérémie Lagarrigue a présenté l’offre lors d’une table ronde sur la décarbonation du transport fluvial et maritime. EOD propose des services, avec une approche basée sur des écosystèmes. La société a par ailleurs procédé à l’acquisition de trois entreprises pour renforcer son expertise et pouvoir adresser le marché. Elle planche aussi sur des thèmes connexes comme les batteries recyclables. En somme, c’est une formidable boîte à idées, qui n’oublie pas son ADN (priorité au range extender pour les bateaux) et se veut une force de propositions pour apporter sur le marché des produits qui n’existent pas et démocratiser l’hydrogène. Jérémie Lagarrigue estime que, quand des partenaires se mettent autour de la table, il est possible de faire avancer l’innovation et de contourner ainsi les problèmes de financement avec les banques classiques.

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A propos de l'auteur

Laurent Meillaud

Laurent Meillaud

Journaliste automobile depuis plus de 30 ans, suivant les évolutions technologiques, je m'intéresse aussi aux énergies alternatives, dont l'hydrogène que je suis depuis 20 ans. J'ai co-écrit un ouvrage à ce sujet en 2007 avec Pierre Beuzit, ancien patron de la R&D chez Renault. Je collabore également depuis 2016 à la newsletter de France Hydrogène.

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