
Le circuit du Mans a fait des émules. Lors d’une journée dédiée à l’hydrogène, le circuit de Nevers et Ligier Automotive ont annoncé leur intention de faire de la technopole un écosystème de référence.
Le circuit du Mans a beaucoup fait pour la filière hydrogène. Depuis 2018, il mène le projet MissionH24 qui vise à préparer une future catégorie hydrogène aux 24 H et en championnat WEC à l’horizon 2018. Un projet qui intéresse et mobilise aussi des entreprises spécialisées de la technopole de Magny-Cours, à l’image de Ligier Automotive. C’est elle qui fournit par exemple le châssis de l’Alpine Alpenglow et qui a assuré l’intégration de sa chaîne de propulsion hydrogène. Ligier a aussi collaboré avec Bosch Engineering autour de la JS2 RH2 qui intègre un moteur à combustion à l’hydrogène. Elle a déjà parcouru 7 000 km à date.
Une journée dédiée à l’hydrogène
Le 20 novembre constitue une date-clé. ce jour-là, Ligier Automotive, en collaboration avec Bosch Engineering et le Circuit de Nevers Magny-Cours, a organisé une grande convention dédiée à l’hydrogène appliqué à la mobilité et au sport automobile. On y a retrouvé Alpine, mais aussi l’Automobile Club de l’Ouest qui est venu avec sa H24 EVO. Par ailleurs, Enhywhere a participé à la journée avec sa station mobile. « Il y a un petit coup de froid sur l’hydrogène, mais nous considérons que c’est une opportunité. L’hydrogène est inévitable dans l’avenir, et Magny-Cours a tous les atouts pour devenir un pôle d’excellence autour de cette technologie », a déclaré Jacques Nicolet, Président de Ligier Automotive.
Le site dispose en effet d’une concentration rare de compétences : entreprises mécaniques et motoristes, ingénierie de pointe, infrastructures d’essais, écoles d’ingénieurs ISAT, tissu industriel local, présence d’acteurs majeurs du sport automobile et de la compétition d’endurance. Le circuit de Magny-Cours ambitionne de devenir un pôle hydrogène, sous la forme d’une plateforme d’essais et de roulage (Ligier envisage d’y organiser des track days), mais aussi de développement de technologies hydrogène gazeuses et liquides. Le site pourrait également accueillir des infrastructures dédiées, temporaires ou permanentes.
La volonté de développer un pôle de référence
Pour Serge Saulnier, président du Circuit de Nevers Magny-Cours, cette dynamique est à la fois naturelle et indispensable. « Nous sommes sensibles à la transition énergétique et à l’avenir de ce que sera notre sport et nos infrastructures. Avec ce pari, nous revenons aux valeurs fondatrices des circuits : être des laboratoires de l’innovation ».
Il est bon de préciser que d’autres circuits en France ont fait le choix de l’hydrogène, C’est le cas par exemple d’Albi, qui a lancé le projet Albility, avec un centre ayant pour ambition de contribuer au développement et au déploiement des mobilités décarbonées dont la mobilité lourde hydrogène. Il s’appuie sur les compétences locales, telles que celles de l’IMT Mines d’Albi et ses projets de recherche sur l’hydrogène depuis plus de 30 ans ou celles d’H2 Team, un bureau d’études spécialisé dans la mobilité hydrogène depuis 2009. Par ailleurs, le circuit de Charade qui appartient au groupe GCK dispose dans son enceinte d’une station à hydrogène.