
Dans l’électrique à batterie, comme dans l’hydrogène, les temps sont durs pour les acteurs du retrofit. Un salon comme Hyvolution sera peut-être l’occasion d’attirer l’attention des pouvoirs publics sur cette filière fragile.
A quelques jours du salon, un post sur Linkedin nous apprend que Jérémy Cantin doit arrêter sa mission au sein de la société Hydrokit (Vensys Group), en raison de difficultés économiques sur les marchés agricoles et travaux publics. C’est un nouveau coup dur pour le fondateur d’E-Néo, qui est un pionnier du rétrofit hydrogène. Il avait pourtant déjà rebondi au sein du groupe vendéen Vensys, où il avait travaillé sur des projets de pelleteuse et de tracteur en mode zéro émission.
Le contexte économique a eu raison de ces efforts. Mais, Jérémy Cantin reste combatif. Dans son post, il fait part d’une conviction profonde : « la décarbonation des mobilités, en particulier lourdes, est un enjeu industriel, économique et sociétal majeur, qui ne se résoudra ni par des slogans ni par des effets d’annonce, mais par du terrain, de la technique et de la coopération avec les fédérations et les institutions publiques ».
Cet expert du rétrofit sera malgré tout à Hyvolution. Hydrogen Today recommande à d’éventuels recruteurs de privilégier un tel profil. Mais surtout, il faut que les pouvoirs publics prennent conscience qu’il faut davantage soutenir cette filière. La prise de parole de la coalition Rétrofit H2, prévue le 29 janvier (de 10h30 à 11h) dans le cadre d’un atelier sera utile.
Mais il faut faire plus. Des emplois sont en jeu et il en va aussi d’une certaine souveraineté industrielle.