
Dans le cadre d’une expérimentation, la start-up va appliquer à bord de son dirigeable H2 un système de détection pour surveiller les fuites de méthane sur un tronçon d’une centaine de km de canalisations appartenant à Terega, dans le sud-ouest. Il y aura 6 vols dans l’année.
Plus précisément, il s’agit du tronçon Cazilhac – Narbonne – Claira, long de 107 kilomètres. La mission de Hylight consiste à opérer des survols bimestriels à l’aide de son dirigeable, en complément des vols d’hélicoptère. Rappelons que cet aéronef, gonflé à l’hélium, vole à basse altitude, entre 20 et 30 mètres. Et surtout, il n’émet pas de gaz à effet de serre en phase de vol et permet de réduire drastiquement la pollution sonore, grâce à son système de propulsion à l’hydrogène. Il utilise en effet une pile à combustible, assistée par une batterie tampon, qui vient alimenter des moteurs électriques. Son autonomie est de 7 h.
Le HyLighter est également équipé de capteurs, et en l’occurrence d’un outiul de détection de fuites de méthane.
« Le projet mené avec Teréga démontre la capacité du HyLighter à répondre aux exigences opérationnelles et réglementaires d’un opérateur d’infrastructures, dans un cadre industriel réel », commente Thomas Laporte, co-fondateur et Directeur Commercial de HyLigh. Et d’ajouter ; « cette expérimentation constitue une étape clé pour évaluer l’apport d’une solution de surveillance aérienne bas carbone, précise et compatible avec les contraintes des réseaux de transport de gaz ».
Ce projet s’inscrit dans la démarche d’innovation de Teréga, qui vise à mobiliser de nouvelles technologies pour renforcer la détection des fuites de méthane, tout en limitant l’impact environnemental.