Alpine se retirera de l’endurance fin 2026 et met sans doute fin au programme H2 du Mans

Alpine se retirera de l’endurance fin 2026 et met sans doute fin au programme H2 du Mans

Comme on pouvait s’y attendre, les nouvelles ne sont pas très bonnes pour la marque sportive du groupe Renault. L’engagement sportif va se recentrer sur la F1, ce qui amène à un retrait du championnat du monde d’endurance. Et donc à un arrêt probable du programme hydrogène en vue des 24 H du Mans.

C’est par un communiqué qu’Alpine a répondu aux spéculations qui circulent depuis dimanche sur le site de Viry-Châtillon (Essonne) et sur son engagement en compétition. Le choix est donc de se centrer sur la Formule 1, qui offre une plateforme unique pour accroître la notoriété de la marque. Le CEO d’Alpine, Philippe Krief, regrette de « ne pas pouvoir continuer en WEC après cette saison », mais il se dit « convaincu que nous continuerons à nous battre jusqu’à la toute dernière seconde, de la toute dernière course ».

Lors des 24 H du Mans 2026, on verra donc pour la dernière fois en France une Alpine en catégorie Hypercar. Suite à ce retrait, on imagine difficilement la marque du groupe Renault poursuivre ses efforts avec l’Alpenglow et son moteur à hydrogène dans la perspective de 2028 (pour la future catégorie H2). On aimerait se tromper, mais bon…

Un avenir flou pour le site de Viry-Châtillon

Quant au site Alpine Tech de Viry, il « poursuivra sa transformation en mettant l’accent sur l’innovation au service de Renault Group et de la marque Alpine. Cette transformation s’appuie sur les compétences uniques des collaborateurs et sur un ensemble d’équipements haut de gamme et de haute technologie déjà en place ». Depuis janvier, l’entreprise recherche des partenariats avec des sociétés externes susceptibles de tirer parti de ces atouts, précise le communiqué.

Initialement, Alpine devait lancer un Hypertech pour développer des solutions pour demain, dont de nouveaux moteurs électriques et un moteur à hydrogène,. Mais ce n’est plus d’actualité. « Nous avons dû prendre des décisions difficiles pour protéger les ambitions à long terme d’Alpine », déclare le CEO Philippe Krief. « D’un côté, l’industrie automobile – et en particulier le marché des véhicules électriques – connaît une croissance plus lente que prévu. De l’autre côté, pour réussir sur le long terme, nous devons poursuivre nos investissements dans la gamme de produits et la marque Alpine ».

Et il n’est pas sûr que le projet de supercar sur la base de l’Alpenglow fasse partie de l’équation.

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à propos de l'auteur

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Laurent Meillaud

Journaliste automobile depuis plus de 30 ans, suivant les évolutions technologiques, je m'intéresse aussi aux énergies alternatives, dont l'hydrogène que je suis depuis 20 ans. J'ai co-écrit un ouvrage à ce sujet en 2007 avec Pierre Beuzit, ancien patron de la R&D chez Renault. J'ai collaboré également à la newsletter de France Hydrogène. Et je suis aussi animateur de conférences et de forums dédiés à ce thème.

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