
L’association voit dans cette feuille de route un cap clair pour la production d’énergies décarbonées. Mais elle pointe un besoin urgent de sécuriser la demande via une stratégie d’électrification massive et déplore une portion congrue pour l’hydrogène.
France Hydrogène salue d’abord une position qui met « un terme à l’opposition stérile entre nucléaire et renouvelables ». Mais par la suite, elle pointe un risque : celui de faire face à un excédent électrique, faute d’une stratégie d’électrification – directe, et indirecte via l’hydrogène – assez robuste pour substituer durablement les énergies fossiles importées.
L’électrification indirecte est l’une des réponses clé à ce risque de surplus. Et France Hydrogène d’expliquer qu’avec 8 gigawatts d’électrolyse visés en 2035*, la filière H2 peut transformer jusqu’à 60TWh d’électricité – soit deux tiers de l’excédent d’électricité record de 2025 – en valeur ajoutée industrielle, en emplois non délocalisables, en souveraineté énergétique et alimentaire.
C’est une façon de rappeler que les projets sont prêts pour alimenter en hydrogène bas carbone des raffineries, produire des engrais décarbonés ou encore de l’acier vert, sans parler des carburants propres pour l’aviation, le secteur maritime, ainsi que la mobilité intensive.
L’association regrette que la PPE ait retenu une production et utilisation de 20 TWh d’hydrogène décarboné à 2035 – plutôt que les 40TWh nécessaires -, soit le seuil bas de l’objectif de la Stratégie Nationale Hydrogène révisée. Une ambition largement insuffisante, conclut France Hydrogène.
*chiffre qui figure dans la Stratégie hydrogène révisée d’avril 2025 (SNH2)