
Un consortium a déposé un dossier auprès de la Banque Européenne de l’Hydrogène. Son projet consiste à produire de l’hydrogène à partir d’une électricité verte provenant d’Autriche et à fournir les industriels locaux. La clé est une coopération internationale entre l’Europe et la Chine.
Le consortium en question est constitué de trois entreprises.
La première est Green Hydrogen Development & Investment GmbH. Située en Autriche, GH2D est spécialisée dans les projets et investit également dans la production et le stockage d’hydrogène vert. La seconde entreprise est française et a pour nom Adele Hydrogen SAS. Il s’agit d’une start-up, basée à Lyon, et qui développe et fabrique des électrodes hautes performances sans métaux précieux pour l’électrolyse alcaline. Ils augmentent non seulement les performances de l’électrolyse de 250 %, mais rendent le procédé plus flexible. Enfin, le dernier partenaire est l’allemand RCT GH GmbH qui développe et fabrique des solutions pour la production d’hydrogène vert, sur la base d’une électrolyse de type alcaline.
Précisons que la société RCT Hydrogen est en fait une coentreprise avec RCT Holding, qui en est l’actionnaire majoritaire, et le fabricant chinois d’équipements Guofuhee, en tant qu’actionnaire minoritaire.
Des composants éprouvés et une production flexible
La combinaison de ces compétences apporte plusieurs avantages. « Avec le projet Alpine Hydrogène, des électrodes hautement flexibles permettront pour la première fois de fournir directement à l’industrie de l’hydrogène vert rentable au Tyrol », explique Christian Weinberger de GH2D, porte-parole du projet. L’emploi de composants standards peu coûteux, y compris ceux issus de la production chinoise, permet en effet de réduire les coûts. Et la fiabilité est au rendez-vous, grâce à une fabrication en Allemagne qui fait aussi appel à des composants de base européens.
L’autre point fort est la flexibilité. « S’il y a trop d’électricité renouvelable dans le réseau, nous produisons beaucoup d’hydrogène. S’il y en a trop peu, l’électrolyseur fonctionne à une vitesse de repos, pour ainsi dire. Et cela est ajusté toutes les quart d’heure », ajoute M. Weinberger.
Le consortium estime que les prix projetés de l’hydrogène vert dans le Tyrol peuvent rivaliser avec l’hydrogène conventionnel, qui doit être livré sur de nombreux kilomètres avec des remorques. La candidature aux enchères de la Banque Européenne de l’Hydrogène bénéficie du soutien écrit de Mario Gerber, ministre tyrolien des Affaires économiques.