La Belgique gagnée à son tour par la fièvre de l’hydrogène naturel

La Belgique gagnée à son tour par la fièvre de l’hydrogène naturel

Alors que le forage profond en Moselle de la Française de l’Energie déclenche nombre d’articles, avec son lot de spéculations, nos voisins belges ont décidé de se pencher sur leurs ressources du sous-sol.

Lors d’une interview sur la radio publique La Première (RTBF), Jean-Luc Crucke, ministre fédéral belge de la Mobilité, du Climat et de la Transition environnementale, a confié l’intérêt du gouvernement, suite aux annonces de la Française de l’Energie. « La Belgique a potentiellement de l’or blanc sous les pieds », a-t-il déclaré. « Si ces estimations se vérifient dans les mois et années à venir, ce serait quelque chose de monumental », « un game changer », a-t-il ajouté en appelant à la prudence.

Rappelons que la FDE a procédé en Moselle à un forage d’une profondeur de 3.655 mètres. Et elle a trouvé de l’hydrogène en quantité significative lors des prélèvements de 58 échantillons. Le potentiel serait de plusieurs dizaines de millions de tonnes.

Pourquoi cet intérêt de la Belgique ? Ce “réservoir potentiel s’étend aussi dans le sous-sol allemand, luxembourgeois et belge (notamment le bassin minier wallon), rapportent les médias locaux.

Pour sa part, la Belgique va établir « une cartographie de l’hydrogène sur le territoire belge ». Un budget de 3,5 millions d’euros (issu des fonds ETS*, le système d’échange de quotas d’émission de gaz à effet de serre) a été débloqué en ce sens, de façon à mener « une exploration étalée sur deux à trois ans », Dans un deuxième temps, le ministre duit vouloir « aller pousser pour voir où il se trouve et quelle est l’utilité économique qu’on peut en faire ». Jean-Luc Crucke pense à des applications dans l’industrie et le transport.

*European Emissions Trading System

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à propos de l'auteur

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Laurent Meillaud

Journaliste automobile depuis plus de 30 ans, suivant les évolutions technologiques, je m'intéresse aussi aux énergies alternatives, dont l'hydrogène que je suis depuis 20 ans. J'ai co-écrit un ouvrage à ce sujet en 2007 avec Pierre Beuzit, ancien patron de la R&D chez Renault. J'ai collaboré également à la newsletter de France Hydrogène. Et je suis aussi animateur de conférences et de forums dédiés à ce thème.

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