Alstom voit un gros potentiel sur le train à hydrogène

Sur le site capital.fr, le groupe français livre sa vision du transport ferroviaire de demain, qui sera plus propre. « D’ici dix ans, la SNCF va renouveler ses trains régionaux diesels ATER et XTER après 30 ans de service », explique Yannick Legay, directeur technico-commercial d’Alstom France. « Nous avons mis au point des trains à hydrogène pour les remplacer. Ils diminueront l’empreinte carbone de l’entreprise en vue d’une décarbonation totale à horizon 2040. Le principe est celui d’une grosse pile à combustible avec 180 à 260 kg d’hydrogène dans un réservoir à 350 bars de pression », explique-t-il.

« Pour la compagnie qui a inventé le TGV, l’hydrogène est la troisième révolution industrielle du train, après celles de la vapeur et de l’électricité », commente le site de Capital.

Le train à hydrogène a une efficacité comparable à la puissance d’une automotrice classique (environ 900 chevaux) et permet de faire un plein aussi rapide qu’un autorail diesel (environ 20 minutes), apprend-on à la lecture de cet article. Il a également l’avantage d’être plus rapide puisque sa vitesse de croisière se situe entre 140 et 160 km/h. En France, les modèles à venir seront bimodes : ils pourront rouler à l’hydrogène sur les voies non électrifiées et seront équipés de pantographes dépliables pour les parcours avec caténaires. « Ces trains seront plus chers de 30 %, mais nécessiteront moins d’interventions et d’entretien que des autorails diesels », précise Yannick Legay.

Actuellement, la SNCF compte 1 200 trains diesels amenés à être remplacés, écrit capital.fr. Endettée à hauteur de 50 milliards d’euros, SNCF Réseau va devoir mettre en place des infrastructures de stockage et de gestion de l’hydrogène. Mais, il existe des solution pour limiter les coûts. Ainsi, « les régions voulant s’impliquer dans les trains à hydrogène vont participer à la création de ces centres, où d’autres moyens de transport à hydrogène pourront se recharger : bus, taxis, utilitaires ou voitures particulières » conclut l’article.

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A propos de l'auteur

Laurent Meillaud

Laurent Meillaud

Journaliste automobile depuis plus de 30 ans, suivant les évolutions technologiques, je m'intéresse aussi aux énergies alternatives, dont l'hydrogène que je suis depuis 20 ans. J'ai co-écrit un ouvrage à ce sujet en 2007 avec Pierre Beuzit, ancien patron de la R&D chez Renault. Je collabore également depuis 2016 à la newsletter de France Hydrogène.

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