Pour KPMG, les batteries et l’hydrogène sont perçus comme les technologies clé pour décarboner la mobilité en 2050

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Les batteries et l’hydrogène: des technologies clé pour décarboner la mobilité en 2050 pour KPMG

Dans le cadre d’une étude « Fuels of the Future », présentée hier, KPMG France a fait évaluer auprès d’un panel* le potentiel de six solutions pour décarboner la mobilité. Les solutions d’électrification prédomineront.

Alors que le règlement européen interdit la vente de moteurs à essence et diesel à compter de 2035, l’étude « Fuels of the Future » a passé au crible les perspectives des six solutions énergétiques ayant vocation à contribuer à une mobilité plus propre à échéance 2050 : batteries électriques, solutions hybrides thermiques et électriques, hydrogène, carburants synthétiques décarbonés, biocarburants, gaz naturel.

Pour cela, KPMG a interrogé un panel, qui a été invité à se prononcer sur la proportion qui sera prise par chacune des solutions technologiques possibles dans le mix énergétique européen à échéance 2050. Il s’avère que les batteries électriques arrivent en tête du classement avec 48% des répondants convaincus de la contribution majeure de cette solution à une mobilité à faible émission carbone. Mais juste derrière, ce sont les piles à combustible à hydrogène qui suivent avec 16 %, puis les solutions hybrides thermiques-électriques à 12 %. Voilà pour le podium, sachant que les carburants synthétiques recueillent 7 %, tout comme les biocarburants (7 %).

En matière d’investissements, la batterie électrique concentre une large part des efforts d’investissements avec un indice de 6,9/10 et confirme sa place de fleuron indispensable de la transition énergétique. Mais, l’hydrogène recueille 4,6/10 pour la technologie des piles à combustible, ce qui montre qu’elle joue un rôle de plus en plus crucial.

« La deuxième édition de l’étude KPMG « Fuels of the Future » révèle l’importance cruciale des batteries électriques dans la transition vers une mobilité propre et la réalisation des objectifs de neutralité carbone mais aussi les espoirs croissants placés dans l’hydrogène », indique Nicolas Leonetti de KPMG France. Et de souligner : « Par rapport à la première étude que nous avions réalisée en 2020, la percée significative de solutions technologiques électriques reflète également les progrès technologiques rapides dans le domaine des batteries, des piles à combustibles et de leurs chaines de valeur respectives, qui alimentent l’essor des véhicules électriques ».

*3 constructeurs automobiles, 4 fournisseurs de sous-systèmes, 2 fabricants aéronautiques, 3 fournisseurs de solutions énergétiques, 2 start-ups, 2 entreprises de logistique, 1 GAFAM, 2 associations industrielles à but non lucratif se concentrant sur la mobilité future, 1 syndicat professionnel du transport et un institut de recherche ayant une expertise reconnue dans le domaine

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à propos de l'auteur

Laurent Meillaud

Laurent Meillaud

Journaliste automobile depuis plus de 30 ans, suivant les évolutions technologiques, je m'intéresse aussi aux énergies alternatives, dont l'hydrogène que je suis depuis 20 ans. J'ai co-écrit un ouvrage à ce sujet en 2007 avec Pierre Beuzit, ancien patron de la R&D chez Renault. Je collabore également depuis 2016 à la newsletter de France Hydrogène.

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