
L’entreprise basée à La Rochelle rejoint le programme HELENUS (High Efficiency Broadband Nautical Solid Oxide Fuel Cell), doté d’un budget de 15 millions d’euros par l’Europe. Elle va développer un module de 100 kW. pour des bateaux de croisière.
L’année commence bien pour Genevos qui rejoint le programme HELENUS (dans le cadre du programme Horizon), aux côtés de partenaires comme Bureau Veritas, les Chantiers de l’Atlantique et MSC Croisières. Il s’agit en fait de développer une pile à combustible de type SOFC (à oxydes solides) pour réduire les émissions de CO2 sur de gros navires qui traversent les océans.
Le rôle de Genevos sera de diriger le développement d’un module de 100 kW, dont le nom de code est le XPM-100. Il sera au coeur de systèmes pouvant proposer des capacités entre 500 kW et 20 MW. La technologie cible principalement les navires de nouvelle génération utilisant du GNL ou du biométhane, avec le potentiel de produire de l’énergie à des rendements bien supérieurs à ceux des moteurs à combustion. Une approche qui réduira considérablement au passage les coûts d’exploitation.
Une expertise reconnue
Mais surtout, l’apport de la pile sera de réduire aussi le rejet de polluants comme les oxydes d’azote et de soufre, ainsi que les particules.
L’objectif est de porter ce module de pile SOFC à un niveau de TRL 7, proche d’un niveau de commercialisation, et de l’éprouver surtout dans un environnement maritime. L’intégration de la pile se fera à bord d’un navire de recherche, exploité par le DLR, le centre aérospatial allermand. « Nous souhaitons la bienvenue à Genevos chez HELENUS et attendons avec impatience leur contribution technique », a commenté le Dr Dheeraj Gosala, coordinateur du projet au sein du DLR. « Leur expertise en piles à combustible marinisées renforce la capacité du consortium à atteindre les objectifs ambitieux et à faire avancer les technologies zéro émission ».