Hydrogène vert : le Chili se rapproche de la France

Hydrogène vert : le Chili se rapproche de la France
Hydrogène vert : le Chili se rapproche de la France

Lors du dernier salon Hyvolution, ce pays d’Amérique Latine est venu exposer sa stratégie et rechercher des investisseurs. Le Chili a aussi signé un protocole d’accord avec France Hydrogène pour le déploiement d’hydrogène dans les deux pays.

Dans une dépêche, l’AFP a indiqué récemment que le Chili s’est rendu en Europe, et notamment en France, à la recherche de nouveaux investisseurs dans le solaire, l’éolien et l’hydrogène vert, dans l’espoir de décarboner et de développer ses mines de cuivre et son industrie, dépendantes du charbon et du pétrole. À Hyvolution, un accord a été signé le 1er février entre France Hydrogène et l’association H2 Chile, représentée par Marcos Kulka, le Directeur Exécutif. L’accord a d’ailleurs été ratifié dans les locaux de l’ambassade du Chili à Paris.

Un partenariat entre les deux associations nationales de l’hydrogène

« L’hydrogène vert joue un rôle fondamental dans la trajectoire du Chili vers l’objectif de neutralité carbone en 2050 et la France est un partenaire stratégique pour atteindre cet objectif », avait déclaré Diego Pardow, le ministre chilien de l’énergie. « Le Chili présente un grand potentiel pour le développement d’une économie de l’hydrogène florissante. De nombreuses entreprises et organisations françaises développent déjà des projets et des partenariats avec des acteurs chiliens », avait commenté Philippe Boucly.

Le Chili a défini en 2020 une stratégie sur l’hydrogène. Le pays compte sur l’énergie solaire dans le nord, près du désert d’Atacama et des zones minières de cuivre, et sur les forts vents dans le sud, idéaux pour les champs éoliens. L’abondance et les bas coûts des énergies renouvelables attirent de nombreux industriels européens, comme le groupe autrichien Austria Energy, les français Engie, TotalEnergies et EDF, ainsi que des investisseurs allemands, néerlandais ou norvégiens, désireux d’importer de l’hydrogène vert en Europe. Rappelons qu’Hyvolution a décliné une édition locale au Chili en 2023 et la renouvelle en 2024, signe de l’intérêt que génère ce pays.

Une production compétitive grâce aux ENR

À ce jour, 64 projets d’hydrogène vert sont annoncés, dont « 7 ou 8 devraient recevoir une décision finale d’investissement avant la fin du premier semestre », selon Marcos Kulka.

Malgré sa distance de l’Europe et de l’Amérique du Nord, le Chili veut devenir « l’un des producteurs d’hydrogène vert les plus compétitifs du monde« . Car « plus de 60% du coût final de l’hydrogène vient du prix de l’électricité utilisée pour le produire ». Pour le moment, les capacités chiliennes de production d’hydrogène vert par électrolyse restent faibles, à peine « 2 mégawatts ». L’objectif est de parvenir à « 25 gigawatts » en 2030, a précisé M. Kulka, mais l’investissement est gigantesque. Dans un premier temps, le pays mise surtout sur la production d’ammoniac, qui sert à fabriquer des engrais agricoles, mais qui peut servir à transporter l’hydrogène.

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à propos de l'auteur

Laurent Meillaud

Laurent Meillaud

Journaliste automobile depuis plus de 30 ans, suivant les évolutions technologiques, je m'intéresse aussi aux énergies alternatives, dont l'hydrogène que je suis depuis 20 ans. J'ai co-écrit un ouvrage à ce sujet en 2007 avec Pierre Beuzit, ancien patron de la R&D chez Renault. Je collabore également depuis 2016 à la newsletter de France Hydrogène.

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