
Hydrogen Today a pris le volant de la nouvelle Nexo en région parisienne. Une prise en main plutôt concluante. Le SUV de Hyundai en donne plus pour moins cher.
On l’avait croisé au salon de Bruxelles, en janvier 2025. Il ne s’agissait encore que d’un concept. Et le nom n’était pas encore Nexo, mais Initium. Entre-temps, le constructeur coréen a lancé ce produit, en particulier dans son pays d’origine où il connaît un certain succès. Et c’est pour cela que Hyundai fait bien plus de ventes que Toyota.
Pour en revenir à la Nexo, dont la silhouette est différente par rapport à la première génération, et qui se distingue aussi par sa signature lumineuse, la voiture est donc disponible à la commande en France.
Ce SUV à hydrogène est proposé à partir de 71 100 € en finition Creative qui contient déjà un certain nombre d’équipements (dont le cockpit digital incurvé, les caméras en mode 360, l’assistance à la conduite niveau 2 et le parking automatisé). Nous avons essayé la version Executive à 78 800 € qui comprend en plus l’affichage tête haute et quelques autres raffinements dont l’assistance active au suivi de voie,
Tout comme pour la précédente Nexo, on se sent tout de suite à l’aise malgré sa taille imposante (4,75 m de long). L’auto est facile à conduire. Hormis la mention Fuel Cell à l’arrière, rien ne permet de distinguer ce modèle d’un grand SUV électrique du moment. Il accélère un peu moins vite (7,8 s de 0 à 100 km/h) qu’un Xpeng G9 par exemple. Mais, la puissance est là avec 190 kW (258 ch) au lieu de 135, la nouvelle Exo embarquant une pile de 110 kW au lieu de 95).
Une autonomie plus importante
S’agissant de l’autonomie, elle est officiellement de 826 km selon le cycle WLTP.. En conduisant avec le pied léger, et en tenant une moyenne de 0,7 kg d’hydrogène pour 100 km, on peut espérer dépasser les 600 km (l’ordinateur de bord affichait jusqu’à 691 km en prévisionnel à un moment). Rappelons que le réservoir contient 6,69 kg d’hydrogène, au lieu de 6,33. A ce propos, on est allé faire le plein à la station Hysetco de la porte de Saint-Cloud. Une expérience toujours enrichissante quand on se met dans la peau du client.
On imagine bien d’ailleurs ce SUV rejoindre une flotte de taxis.
Un bémol pour les chauffeurs : les aides à la conduite sont un peu envahissantes, en particulier la caméra à infrarouge montée au-dessus du volant et qui sert à détecter l’inattention et la distraction. On est vite envahi de messages d’alerte. Par contre, on peut souligner l’apport des points lumineux sur le volant. Ils passent du blanc au rouge en marche arrière, ce qui permet de ne pas se tromper en cas de manoeuvres.











