La NASA s’intéresse aussi à l’avion à hydrogène

Dans le domaine de l’aviation, l’arrivée de l’hydrogène va se faire très progressivement. On verra d’abord des piles à combustible jouer le rôle d’un générateur pour de l’alimentation en énergie électrique au sol, avant d’espérer de la propulsion en plein vol (même s’il existe des projets et que des drones à hydrogène sont par ailleurs en développement). Toutefois, un projet de recherche soutenu par la NASA montre que l’on peut aussi espérer franchir un cap.

Une équipe de chercheurs de l’Université de l’Illinois (USA) travaille en effet sur un projet qui a pour nom CHEETA (Center for Cryogenic High-Efficiency Electrical Technologies for Aircraft). L’idée est de stocker de l’hydrogène sous forme liquide et cryogénique (LH2), à très basse température. Celui-ci serait alors converti en vol en courant électrique, grâce à plusieurs piles à combustible. Le rendement serait bien meilleur et autoriserait l’utilisation de moteurs électriques à haute puissance. Il existe cependant un problème de taille : ces moteurs électriques pouvant assurer la propulsion du jet n’existent pas encore.

L’objet du programme de recherche est de préparer justement l’arrivée de ces technologies. La NASA contribue à ce projet à hauteur de 6 millions de dollars sur trois ans.

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A propos de l'auteur

Laurent Meillaud

Laurent Meillaud

Journaliste automobile depuis plus de 30 ans, suivant les évolutions technologiques, je m'intéresse aussi aux énergies alternatives, dont l'hydrogène que je suis depuis 20 ans. J'ai co-écrit un ouvrage à ce sujet en 2007 avec Pierre Beuzit, ancien patron de la R&D chez Renault. Je collabore également depuis 2016 à la newsletter de France Hydrogène.

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